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mercredi 1 août 2007

T'as le look, Nico !


Comme chaque année, Vanity Fair publie son classement des personnalités les mieux habillées. Et, surprise, au milieu de la soixantaine de noms ainsi distingués, on trouve…notre Président !

Perso, j’ai bien rigolé en voyant cette info parce qu’il ne m’a jamais particulièrement ébloui par sa prestance et sa classe, du moins au point de recevoir ce genre de reconnaissance internationale (faut dire que j’ai toujours tendance à remarquer plutôt sa (petite) taille ou son agitation permanente). Bon en même temps, quand j’ai vu que dans la même liste figurait Victoria Beckham alors là la crédibilité de cette distinction en a pris un coup…
Mais le mieux, c’est sans doute l’explication d’une des rédac’chef du magazine qui trouve à Nicolas rien moins qu’une « une classe internationale », un mélange de « fière allure [ah, pour être fier, y’a pas doute, il l’est], à la fois masculin et romantique [mouaaaaa !], avec un sens développé de l'humour et de l'aisance »; « nous ne changerions rien à sa garde-robe même pas ses tenues de jogging »…! Comme quoi, c’est très subjectif tout ça, hein.

Enfin, maintenant que Nicolas rejoint le club des Brad, Georges ou autres Lenny, y’en a une qui devrait s’inquiéter…Au fait, à quand les posters de Nico dans Fan2 ou Ok Podium ?

dimanche 10 juin 2007

Tu t'es vu quand t'as bu ?

Et si on avait trouvé un successeur - inattendu qui plus est - à ce regretté Boris Eltsine ?
D'après la presse belge en tout cas, notre président serait plus funky qu'on ne pouvait le penser:

dimanche 13 mai 2007

Lendemains de campagne (1/2)

Depuis une semaine le rideau est tombé, l’émotion et les passions presque retombées. Dans quelque jours, une nouvelle page (ère ?) s’ouvrira pour 5 ans (10 ans ?).
Si je regarde en arrière, cette campagne présidentielle me laisse néanmoins une impression étrange. Un mélange de détachement et de regrets. Dimanche soir à 20h, je n’ai ressenti ni surprise ni vraie émotion. Ce résultat était annoncé et la victoire de l’un comme la défaite de l’autre - ou inversement – n’avait valeur ni de bonheur intense ni de drame absolu pour moi. Car pour la première fois, j’ai voté blanc. Une option que j’aurai trouvé absurde il y a quelque années, partant du principe qu’à défaut d’un choix évident et enthousiasmant, il y a toujours une solution meilleure (ou moins pire) que l’autre, ne serait ce qu’à la marge. Et pourtant, moi qui déteste tant l’indécision, l’incapacité à trancher, cette fois, je n’ai pas eu envie de choisir. En fait, il n’y a pas nécessairement contradiction ; il serait plus exact de dire que je ne suis pas arrivé à trancher. Et par rapport à d’autres élections, je n’ai pas voulu cette fois céder à une habitude, un réflexe pavlovien, un courant bien pensant, voire au manichéisme parfois ambiant. J’ai fait mien le principe « dans le doute, abstiens toi ». D’ailleurs, je suis resté dans la logique qui avait été la mienne au premier tour, en dépit de la danse du centre des deux finalistes.

Mais de ce choix, ou plutôt des causes de ce choix, découle une certaine frustration. Celle de ne pas avoir trouvé dans un camp ou dans l’autre un projet sinon séduisant, du moins cohérent et réaliste par rapport à mes valeurs, et à ce que je crois souhaitable et possible pour notre pays. La campagne a permis l’émergence de nouvelles têtes, les discours ont évolué, parfois par delà les lignes habituelles, tandis qu’une prise de conscience s’est faite jour sur des thématiques autrefois passées sous silence. Pour autant, la démagogie a encore une fois eu trop de place, bien aidée par la simplification qu’affectionne tant le média télévisuel notamment. On a encore beaucoup promis, exagéré, caricaturé et donc au final trompé ceux qui y ont cru, sincèrement. On a pu oublié que la politique c’est certes le pouvoir de changer les choses mais dans une certaine limite.
Des regrets aussi m’habitent, au fond de moi. La personnalité du nouveau président, caractérisée par un ego hypertrophié, et certaines de ses méthodes, m’exaspèrent profondément par de nombreux aspects et les derniers mois n’ont pas atténué cette impression, au contraire. Et ce n’est pas l’article – certes instruit à charge – de Marianne sorti entre les 2 tours qui va y contribuer. Mais si je ne voulais pas sa victoire (au moins pour le plaisir d’imaginer sa réaction en cas de défaite), je ne souhaitais pas non plus tomber dans le « tout sauf Sarkozy ». Et puis le personnage Ségolène, malgré la fraîcheur qu’aurait inévitablement apporté une femme au sommet de l’Etat, ne me paraissait pas non plus exempt de tout reproches. Quant aux programmes respectifs des candidats, à l’excès de libéralisme de l’un répondait le manque de réalisme de l’autre. En fait mon regret vise sans doute davantage le camp Royal que Sarkozy. Si le PS avait su opter pour un socialisme moderne, une sorte de 3ème voie plus proche de la sociale démocratie que de l’ambigu grand écart avec les non-istes européens, les rescapés communistes et les pseudos révolutionnaires, j’aurais alors probablement fait un choix (assez) convaincu. De même si la candidate avait su enterrer le doute qu’elle a pu semé en moi par des déclarations parfois surprenantes, une ligne directrice souvent trop floue, une mise en avant exagérée du « je », de l’image, du pathos ; je ne doute pas de ses capacités mais je trouve qu’elle ne les a pas vraiment mises en avant, ou pas les bonnes. Elle a peut être aussi trop cru en sa bonne étoile, donnant parfois l’image d’une dilettante qu’elle n’est assurément pas. Et évidemment, les mêmes médias qui ont contribué à son ascension en la mettant en avant, n’ont pas manqué l’occasion de la fustiger, parfois de manière exagérée et injuste comparée à l’autre camp. Sauf que là, je ne voulais pas (plus) un vote par défaut, 2002 m’ayant déjà suffit, même si je n’avais eu alors aucune hésitation. D’une certaine façon, mon état d’esprit a été – voire est encore – tiraillé entre le cœur (mode « ah si seulement… ») et la raison. Et cette année, la raison l’a emporté.
Malgré tout, comme à chaque lendemain d’élections, je suis plus dans l’attente voire l’impatience que dans la peur ou la résignation. Il faut laisser sa chance au nouvel entrant et ne pas condamner par avance son action, même si, comme titrait joliment le Canard Enchaîné cette semaine, « Ca commence Malte » ; quelques paroles dimanche soir et cette forme décomplexée et assumée de La croisière s’amuse m’ont pourtant gênées voire choquées, encore plus quand on les mets en parallèle avec certains discours entendus il y a peu. Mais chassez le naturel, il revient au galop serait on tenté de dire. Néanmoins j’entrevois des signes d’ouvertures intéressants et puis je suis également convaincu que ce futur gouvernement pourra apporter des réformes positives, peut être même salutaires. Mon seul souci est plutôt qu’il ne casse pas le fameux « modèle français » ni les équilibres (déjà mal en points) de notre société, dans le mouvement et les changements qu’il mettra en œuvre, ni que la provocation et l’opposition des individus les uns aux autres deviennent une constante.
Quelque part, j’ai même une certaine hâte de voir comment le nouveau président entends résoudre concrètement certains problèmes, affronter dans le réel des sources potentielles de conflit, résoudre les contradictions qu’il n’a pas manqué de se créer au cours de sa campagne…Impatience aussi de voir comment le PS va se relever, quels enseignements il va tirer, quelle voie il va adopter (clarification idéologique et aggiornamento à la clé ? poursuite du consensus mou ?) et de quelle manière l’UDF va poursuive sa voix entre Mouvement Démocrate et ralliement à l’UMP.
Et puis une bonne nouvelle (et surprise même pour moi) dans ce scrutin, donc un motif de se réjouir, quelles que soient les opinions que l’on puisse avoir: la participation aura été massive et l’intérêt très fort tout au long de la campagne.

mercredi 9 mai 2007

Le ridicule ne tue pas...ou pas

A Neuilly, on ne craint pas d'afficher son soutien à l'enfant du pays (en même temps la prise de risque est limitée vu qu'il y a obtenu 87% des suffrages), y compris chez le patissier avec cette oeuvre du meilleur goût...

Donc si je comprends bien la métaphore, avec Nicolas, les portes du paradis s'ouvrent à nous ? Et le patissier s'ouvre celles de l'Elysée ?

mercredi 2 mai 2007

Le choc des titans ?

Ce soir, nous allons enfin avoir les réponses aux questions de fond, les projets vont se confronter, et de là nous pourrons faire un choix éclairé...Bon ok, j'ai pas l'air complètement convaincu quand je dis ça; en fait je doute qu'on aille si loin mais ce débat entre les 2 finalistes n'en est pas moins dénué d'intérêt. Il parait d'ailleurs qu'on s'attend à des records d'audience et j'ai l'impression que tout le monde ou presque en parle (d'ailleurs il semble que la campagne dans son ensemble a passioné les français, avec pour corollaire sans doute la hausse de la participation).

En fait, je m'attends plutôt à ce que le débat aide à dévoiler un peu plus la personnalité des candidats (mais en partie car ils sont quand même entraînés à cacher leurs défauts) plus qu'à ce qu'il ne permette une réelle discussion non démagogique projet contre projet.
Et puis, ce qui fait ces rendez vous, ce sont aussi ces petites phrases. Qui ne se souvient pas de celles de Giscard, Mitterand ou Chirac en 74, 81 et 88 (meme pour nous qui n'étions pas né ou trop jeunes à l'époque) ? Pour ce soir, c'est la une de Charlie hebdo qui résume le mieux - de mon point de vue - ce à quoi on pourrait assister.
Quant à l'influence que ce débat aura sur ma réflexion et mon choix, je pense que ce sera assez limité mais sait-on jamais. Malgré tout, je serai frustré à l'heure H de ne pouvoir le voir en direct (je bosserai).

dimanche 29 avril 2007

La campagne bat son plein

J -7. Et je suis toujours aussi indécis.

jeudi 26 avril 2007

samedi 21 avril 2007

L'heure du choix

Depuis un mois je sais « à peu près » pour qui je vais voter. « A peu près » car il n’y a pas un candidat en particulier qui m’ait donné une envie irrémédiable de voter pour lui ; aussi les lectures et discussions que j’ai pu avoir ces dernières semaines n’ont pas été inutiles pour confirmer cette tendance initiale et arrêter mon choix.
Si cette élection est cruciale, paradoxalement, je suis assez détaché pour ne pas dire assez résigné par rapport à ce qui va en résulter. En fait, quel que soit le vainqueur, je crains qu’une fois de plus le pouvoir politique et le peuple dans son ensemble ne soient pas à la hauteur des enjeux. Car après avoir retardé des années durant des réformes indispensables à l’avenir de notre pays et au maintien de certaines de ses spécificités, je suis peu convaincu que cette élection va réellement changer la donne et déclencher l’électrochoc nécessaire; la faute à une classe politique qui manque de courage et de vision et à un peuple qui est assez rétif à la réforme, surtout quand il est concerné par cette dernière dans son individualité. Dommage, car d’autres pays dans des situations comparables ont su faire leur aggiornamento ; mais on croit souvent en France qu’on peut réussir là où le reste du monde a échoué (le caractère gaulois sans doute), en oubliant en plus qu’à l’époque de la mondialisation on ne maîtrise plus notre destin que très partiellement. Et en dépit du renouvellement de génération et d’une certaine évolution dans les discours, cette campagne aura encore été souvent menée par le petit bout de la lorgnette, laissant trop de places à l’image, aux petites phrases et à la démagogie, et probablement ensuite à de nombreux espoirs déçus, et donc à une frustration qui fera le jeu des extrêmes.
Ma tiédeur tient également à l’état de mes convictions: je ne me reconnais que peu dans le clivage classique gauche-droite et je suis assez fatigué par cette vision manichéenne que chaque camp à de l’autre. Aux niveaux locaux, il est parfois difficile de distinguer une politique d’un exécutif tenu par la gauche d’un exécutif tenu par la droite, quand gauche et droite ne pratiquent pas la cogestion. Alors pourquoi au niveau national, faudrait il encore voir s’affronter les vieux schémas d’antan, à l’heure où il y a un consensus sur les problèmes voire sur certaines solutions (mais qu’on n’osent pas afficher publiquement) et qu’aucun camp ne détient la solution miracle. Et pourquoi notre voisin allemand peut-il former une coalition quand nous en serions incapable ?
Si 5 ans en arrière, je clamais dans tous mes entretiens que la question n’était pas de savoir si je ferais de la politique mais quand, aujourd’hui je doute beaucoup plus de mon engagement futur; j’aurais probablement du mal à me sentir à l’aise dans un parti, moi qui aime tant jouir d’une liberté de choix et de paroles. Dés lors, je me demande si délégué de classe ne restera pas la seule fonction élective que j’aurai exercé au cours de ma vie…D’où aussi un certain respect pour ceux qui s’engagent et militent, en espérant juste qu’ils conservent intact leur sens critique.

Pour en revenir à la matrice de mes convictions, ce sont sans doute les aspects économiques qui me paraissent les plus primordiaux (je ne renie pas pour autant e social mais celui-ci va pour moi de pair avec l’économique). Sans doute le fait d’avoir fait des études d’économies m’incite à avoir une approche que je qualifierai de « réaliste » (et qui paraîtra froide à certains), privilégiant les chiffres, la rigueur et une certaine orthodoxie budgétaire donc assez dépassionnée. Là ou d’autres croient pouvoir changer le monde, la société, les principes qui nous guident, en oubliant un peu trop à mon goût les échecs cuisants des quelques tentatives menées (de Lénine à Cuba)et la réalité de la nature humaine (il y a toujours des gens qui veulent être forts et riches), je suis beaucoup plus modéré pour ne pas dire résolu : la mondialisation, l’interdépendance des économies et le pouvoir des acteurs économiques font qu’un gouvernement n’est maître que partiellement du destin d’un pays ; comme Jospin l’avait dit « l’Etat ne peut pas tout ». De plus, le système capitaliste étant le seul qui marche, certes de manière imparfaite, comment certains peuvent ils en faire un gros mot, la cause de tous nos maux ? Sans doute, la mauvaise foi ou la conséquence d’une sous culture économique (à quand l’économie un enseignement obligatoire au lycée, comme la physique-chimie par ex. ?).
Pour autant, je n’en oublie pas que la politique doit aussi avoir une composante, un but social. Simplement la marge de manœuvre dépend en partie de critères comptables (à commencer par le fait d’avoir des budgets équilibrés, élément qu’on a oublié depuis longtemps) et puis la redistribution et la lutte contre les inégalités ne doivent pas décourager les initiatives indivuelles ni conduire à une égalité par le bas. Aussi, si dans l’absolu, je souhaiterais que l’on ait une politique sociale généreuse et ambitieuse, en pratique aujourd’hui, l’Etat Providence a en partie vécu. Dés lors, des réformes s’imposent et des sacrifices – ou plutôt des efforts partagés – le cas échéant. Pour autant je ne pense pas qu’il faille remettre en cause le « modèle français » ; lutter contre la gabegie nous redonnera déjà des marges de manoeuvre.
Quant aux questions dites « de société », elles peuvent être importantes mais ne me paraissent pas nécessairement primordiales et surtout ne sont plus un réel élément de clivage politique.
Mon approche est aussi peut être celle de quelqu’un de (relativement) privilégié, qui n’a pas (eu) à se plaindre, et n’a pas peur pour son avenir. Mais cela ne fait pas non plus de moi un égoïste, insensible à la détresse humaine et à la misère. Par contre, c’est clair, je ne crois pas aux utopies, du moins en politique, ni aux révolutions.

Dés lors, mes choix sur l’échiquier politique vont forcément vers les partis de gouvernement, les « modérés » : UMP, UDF, PS voire les Verts (pour une partie de leur programme). Mais une fois encore, je ne trouve que l’un plus que l’autre soit porteur de la seule parole digne d’intérêt, et du programme qui va avec. Le PS n’a pas encore choisi définitivement la voie de la modernité (pourtant adoptée par ses homologues européens) et l’UMP me semble souvent d’inspiration trop libérale (encore qu’il y ait de nombreuses composantes). Donc je serai plutôt centriste, non par indécision mais parce que il y a des choses à prendre dans les 2 camps et en étant plutôt modéré dans l’approche idéologique.
La cuvée 2007 a apporté du renouveau : une candidate socialiste qui casse un peu les lignes établies et un candidat UMP qui prône la rupture. Le problème c’est qu’après des mois de campagne, ni l’un ni l’autre, tout comme leurs partis, ne m’ont convaincu.

Sarko a beaucoup navigué, promis (et donc menti) et je doute fortement de sa volonté et de ses capacités à réformer (une fois au pouvoir la rupture deviendrait elle paroles, paroles… ?). De plus le personnage m’est de plus en plus déplaisant, notamment via ses dernières déclarations sur le déterminisme et ses clins d’œil aux extrêmes; le côté dynamique et moderne à laissé place à l’agitation, l’impatience voire la provocation et je ne suis pas sûr qu’un président doive avoir ces traits de caractère.

Quant à Ségolène, elle est pour moi restée très floue sur des réformes essentielles, qu’elle a osé qualifier de « techniques », préférant parler de choses essentielles et pas du tout émotionnelles, tels les crimes sexuels cette semaine…Du coup, je ne vois pas de ligne claire chez elle et je déteste sa manière souvent désinvolte de ne pas traiter certains sujets clés (ça fait d’ailleurs pas très bravitude comme attitude…) et d’oser dire « mon programme, c’est vous ». Comment fera t’elle une fois au pouvoir ? J’aurais trouvé bien qu’une femme devienne présidente mais ça n’en fait pas un argument de campagne.

Reste donc François Bayrou, qui manque selon moi cruellement de charisme et souffre sans doute – mais comme tout les politiques de premier plan (une condition sine qua non ?)- d’un égo quelque peu surdimensionné. Sans compter que son passage au Ministère de l’Education en a fait un modèle d’immobilisme. Mais au vu de son programme et de son approche, c’est celui dont je me sens le plus proche : moins de promesses inconsidérées, quelques mesures intéressantes, une relative modération idéologique dans les solutions (donc un équilibre relatif entre interventionnisme et libéralisme) et surtout cette volonté de dépasser ce clivage – plus ou moins artificiel – droite/gauche. Alors oui la question de la majorité de gouvernement peut se poser, tout comme je ne suis pas convaincu de sa volonté et capacité à mener à bien la réforme des retraites, de l’assurance maladie, la maîtrise des déficits publics (tout comme je ne le suis pas de ses adversaires)…mais pourquoi ne pas tenter ? Il est historiquement à droite mais en même temps n’est pas fermé à une alliance avec la gauche réformiste. Sans compter que mener à bien ces quelques réformes essentielles me semble subordonné à l’existence d’un certain consensus politique donc qui dépasse l’affrontement majorité – opposition (sinon c’est manifestations assurées et donc retrait du projet). Et puis l’UDF a toujours été pro-européenne et l’Europe c’est quand même une partie de notre avenir et salut (tandis qu’au PS et à l’UMP, il y a des « nonistes » ou des européens mous).

Et pour le second tour…on va d'abord attendre les résultats du premier, hein !

jeudi 12 avril 2007

Mauvais esprit

L' affiche d'Arlette en 1974














L'affiche d'Arlette en 2007














Arlette invente la machine à rajeunir. Ou alors c'est que ça conserve de bosser au Crédit Lyonnais.

lundi 9 avril 2007

Miroir, miroir, dis moi pour qui je vais voter

Dans 15 jours déjà, ce sera l’heure du choix, du moins pour le premier tour.
Je pense savoir depuis quelques semaines quel bulletin je vais glisser dans l’urne. Mais avant de figer mon choix définitivement, j’aimerais prendre le temps de relire en détail le programme des 3 principaux candidats et réfléchir un peu sérieusement et de manière non décousue aux raisons qui vont me pousser à voter pour untel. Parce que c’est pas en regardant la télé que je vais pouvoir asseoir mon opinion, tant les débat et l’analyse y sont souvent escamotés au profit de la simplification, de l’image et de la communication. Heureusement il reste la presse écrite.

En attendant la séance réflexion, je me suis amusé (oui c’est quand même plus simple et plus rapide) à faire les tests proposés par certains sites qui prétendent nous dire de quel candidat on est le plus proche.
Certes, je ne compte pas sur ce genre de tests pour me positionner ou encore moins me dire pour qui je dois voter mais par curiosité je suis allé voir.

Donc j’ai commencé par Quel candidat afin de savoir « quel candidat [me] ressemble » (sic).
Il y a un nombre très limité de questions, notamment sur des problématiques essentielles quand elles ne sont tout simplement pas absentes ; donc crédibilité assez limitée.
Mais bon dans l’ordre les candidats qui me ressemblent seraient :

  1. Ségolène Royal, à 64%
  2. François Bayrou, à 56%
  3. Marie Georges Buffet, à 48% (bon là vu la surprise, ça en est même drôle ; ne cherchez plus, vu leurs brillants scores dans les sondages, je suis le seul, l’unique coco ou presque)
  4. Dominique Voynet, Nicolas Sarkozy et Frédéric Nihous, à 44% (Et Chasse, Pêche, Nature et Traditions, c’est tout à fait mon mode et ma philosophie de vie…)


Vu ma perplexité face aux résultats, je suis allé ensuite sur Politest, « le test pour vous positionner politiquement »…
Je l’ai trouvé un peu mieux fait mais, là aussi, sur plusieurs sujets, j’ai dû choisir ma réponse par défaut, faute d’en trouver une qui s’accorde exactement avec ma vision.
Il en résulte que je serais donc plus proche :

1. de l’UMP, « tendance centriste », autrement dit les ex-UDF qui ont migré vers l’UMP (le problème c’est que je peux quand même pas faire de Douste Blazy – alias le Con d’Orsay – mon maître à penser ; il y a des limites…)

2. de l’UDF

3. du PS, « aile droite du parti »


Donc pour résumer, dans l’un je suis PS et pour l’autre c’est l’UMP…Et avec ça je fais quoi… ? Ou alors je choisis le 50 : 50 et je reprends à mon compte le slogan de Bayrou pour qui « en-tre la gau-che et la droi-te, il y a le cen-tre ».

Et c’est là où le test rejoint quelque peu la réalité ; finalement ces résultats traduisent peut être ma perplexité face au traditionnel clivage et à l’affrontement stérile qui en résulte, mon refus de la pensée manichéenne qui verrait le bien dans un camp et le mal dans un autre.

A suivre donc.

lundi 2 avril 2007

Mémoire courte

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de voir La vie est belle, le film de Roberto Benigni sorti il y a quelques années déjà. Je connaissais vaguement le sujet et c’est peu dire que je n’étais pas emballé à l’idée de passer une soirée à me remémorer les horreurs de la seconde guerre mondiale. De plus le principe d’une comédie, fut elle dramatique, sur un tel sujet me semblait curieux, pour ne pas dire de mauvais goût.
Et pourtant…j’ai été ému par la façon détournée adoptée par Benigni pour revenir sur cette tragédie, touché par ce père qui tente de faire passer la déportation pour un jeu auprès de son fils afin que surtout il ne prenne pas conscience de ce qui se trame autour de lui.

En sortant, je n’ai pu m’empêcher de repenser à une autre oeuvre qui aborde cette période: Le Pianiste de Polanski. Ce film m’a marqué, je crois pouvoir dire à vie. Je m’en souviens presque comme si c’était hier. Une amie m’avait proposé d’aller le voir, en sortant de cours, un soir d’hiver. Le jour venu, harassé par ma journée, j’aurais aimé renoncer, ayant plutôt envie d’une pause insouciante avant de me remettre à mes exercices de maths ou d’économie jusque tard dans la nuit ; mais voilà j’avais dit oui. Oui à ce qui allait être le film le plus insoutenable et le plus marquant que j’ai pu voir; 3 heures de déferlement d’horreur et de violence à l’écran, de souffrance, de dégoût et de honte pour moi, sur mon fauteuil. Alors, imaginer ce que cela devait être dans la réalité…Ce soir là, j’ai senti plusieurs fois les larmes mouiller mes yeux. Le générique terminé, j’ai eu du mal à reprendre mes esprits, du mal à rentrer chez moi, à me remettre au travail, comme si de rien n’était. J’étais hagard, sous le choc, incapable d’articuler la moindre parole. Et, paradoxalement, je ressentais une certaine joie de pouvoir savourer la vie insouciante qui était la mienne, une chance inouïe d’y avoir droit, limite honteuse quand je repensais à mes motifs habituels de contrariétés.
Bien sur je ne découvrais pas à travers ce film cette noire période mais la force des images conjuguée à l’absurdité et à la cruauté sans limites des hommes et de la réalité m’avaient touché dans ma chair et ma conscience, plus sans doute que n’importe quelle leçon d’histoire.
Pourtant, je sais que je ne reverrai jamais Le Pianiste ; une fois m’a suffit. Les images de certaines scènes me hantent encore et sont autant de piqûres de rappel de ce qui c’est passé, pour ne pas oublier et en tirer les leçons pour le présent, pour l’avenir.



Mais pourquoi reparler de ces films aujourd’hui ?

Parce que je ne peux m’empêcher d’y repenser quand je vois la situation actuelle, celle d’un homme qui n’a même plus besoin de faire campagne et se contente d’observer, en retrait, et d’attendre son heure, ayant réussi à tromper son monde sur sa nature profonde et faire oublier ses propos. Et voir ce quelqu’un qui a pu qualifier de « détail de l’histoire » les camps de concentration apparaître aujourd’hui comme un personnage presque respectable, presque comme un autre, j’en ai honte pour moi, mon pays, quand je repense à tout ceux qui ont vécu cette horreur, et qui pour la plupart n’en sont pas revenus.
Alors imaginer que des millions de personnes s’apprêtent à voter pour cet homme là, comme si d’ailleurs le choc du 21 avril était oublié, juste pour ce « détail », et quels que soient les raisons de leurs choix – que d’ailleurs je risque de ne pas partager mais c’est un autre débat – je ne peux pas comprendre.
Aussi, j’ai l’impression que beaucoup de nos compatriotes auraient justement bien besoin d’une piqûre de rappel ; pas de discours, juste des images, un témoignage de ce qui s’est passé et que beaucoup ont, sinon oublié, du moins enfoui au fond de leur mémoire, par delà leur conscience.

Lors de la course aux 500 signatures, on a parfois dit que la non présence de Jean Marie Le Pen à l’élection pourrait fausser le jeu de la démocratie et je dois dire que j’étais assez partagé sur cet argument. Mais voilà, ne serait ce que pour « ce détail », je ne crois pas qu’un tel parti fasse honneur à notre démocratie et mérite d’y avoir une place. Par devoir de mémoire.


mardi 27 mars 2007

Têtes de gondole

Une des choses qui m’énerve le plus en politique, c’est ce besoin que ressentent élus comme candidats de faire de la comm, de l’image, bref du marketing. Comme si l’action politique était un produit de grande consommation et qu’il fallait abuser des subterfuges des publicitaires et autres gourous en communication pour attirer l’électeur comme d’autres se disputent la sacro-sainte ménagère de moins de 50 ans.

Bon évidemment je suis un peu idéaliste puisque ça fait partie du jeu et c’est parfois la meilleure sinon la seule solution pour capter leur attention. Seulement, j’ai souvent l’impression que le faire savoir prend le pas sur le savoir faire.

– mode utopiste off –



Un des aspects les plus ridicules de mon point de vue tient aux slogans des candidats. Même quand ils paraissent à priori pas trop mal, si on réfléchit deux minutes, vu le contexte, ç’est plutôt le niveau zéro puisqu’on tombe dans des phrases toutes faites ou alors carrément démagos. Et puis résumer une politique ou un programme à un slogan, c’est pas du tout simpliste…

Le dernier exemple nous vient de Ségolène qui a inauguré ce week end son nouveau slogan : « La France présidente ! ».
Outre le fait que c’est au moins le 3ème en quelques mois (publicitairement, c’est quand même une stratégie bizarre), celui-ci atteint des sommets en matière de débilitude…
Ah, ça doit être dans la veine de ce beau concept de démocratie participative ; peut être veut-elle nous faire croire qu’à travers elle c’est toute la France qui aura le pouvoir, jusqu’à cette brave Mme Michu…

Bon je ne vais pas juger Ségolène sur ses slogans mais encore une fois, j’ai l’impression qu’elle nous vend plus le poids des mots, le choc des photos plutôt qu’une vraie solidité et une cohérence de fond…

Du coup, pour rester dans le genre, je me suis moi aussi creusé les méninges comme tous ces chers publicitaires histoire de voir quels slogans on pourrait lui suggérer:

- « Les filles sont enfin les plus fortes », histoire d’assumer totalement sa mise en avant de sa féminitude (et puis Sailor Moon, c’est une grande féministe qui parlera à beaucoup)

- « Ségolène, parce que vous le valez bien », du classique mais qui a fait ses preuves

- « Et vos idées ont du génie », pour faire très démocratie participative

- « On trouve tout chez Ségolène », comme ça tout le monde est content et tant pis si on a pas des réponses claires…de toute façon, elle l’a dit : le président se contente de tracer les grandes orientations ; pour les détails techniques, il faudra repasser…

- « Mon programme, et si on en parlait ! », non là je suis trop dur…


Bon je ne suis pas beaucoup plus fan des slogans des 2 autres. Celui de Nicolas (« Ensemble tout devient possible ») fait un peu promesse d’un lendemain merveilleux (ou alors le contraire puisque « tout est possible »…) ; encore un peu et on pourrait se croire chez Mickey…remarquez, le slogan est simple à adapter : « Venez vivre la magie à Sarkoland ».

Quant à François, son slogan est un peu à son image : « La France de toutes nos forces », ça fait un peu poussif, comme quand il s’exprime…mais ça fleure bon le sens de l’effort et le réalisme rural.

Donc, là aussi, j’ai quelques suggestions :

Pour Nicolas,

- « Avec Nicolas, vous y seriez déjà » ou « Vous ne viendrez plus chez nous par hasard », pour une spéciale dédicace aux sans papiers

- « Zéro tracas, zéro blabla, Nicolas c'est le bonheur assuré », pour ceux qui sont capables de croire aux hommes providentiels

- « Renforce vos défenses naturelles », un clin d’œil aux sympathisants du borgne

- « Nicolas, et la force est en toi ! », parce que oui, avec la rupture, ça va déménager !

Pour François,

- « A fond la forme », si on veut rester dans le dynamisme originel et faire oublier le débit du candidat

- « Le contrat de confiance », parce que ce gars là il nous vend pas des promesses et on peut donc le croire

- « La vie, la vrai », là aussi on met en avant le bon sens paysan parce lui il connaît


Bon je m’arrête là parce que je me rends compte qu’en fait je suis complètement intoxiqué par les pubs. Patrick le Lay a du réussir à fourguer beaucoup de mon temps de cerveau disponible à tous ses annonceurs…

Je vous propose plutôt un clin d’œil signé des Inconnus (tiré du DVD Ze Inconnus Story – L’intégrale des spectacles) :





jeudi 15 mars 2007

Le retour des éléphants...

...vu par Charlie Hebdo:


Cruel, mais drôle, comme toujours ou presque.

mercredi 14 mars 2007

Vu de l'étranger

Après les sommets intellectuels du post d’hier, j’ai décidé de faire dans le plus sérieux aujourd’hui. Histoire aussi de ne pas ôter tout crédit à ce blog dès la première semaine…

Donc l’autre jour je lisais un article du Figaro qui s’intéressait à la perception de notre campagne présidentielle par les médias étrangers (entre autres le Financial Times, The Economist ou le Wall Street Journal) et particulièrement à leur regard sur la candidature Royal.

Alors, certes, le résultat n’est pas nécessairement surprenant vu le positionnement libéral assumé de la plupart de ces grands titres ; encore qu’il convient de reconnaître que les mêmes sont aussi parfois capables d’articles au vitriol contre des gouvernements ou politiques à priori proches de leurs conceptions et que tous ou presque se pâmaient il y a encore quelques mois devant le phénomène Ségolène (un peu comme nos propres médias d’ailleurs...).

Mais voilà, après le temps de la bulle médiatique, les mêmes sont aujourd’hui demandeurs de concret et visiblement la déception et la critique ont succédé à la curiosité et à l’espoir qui avaient pu exister au début.

Au-delà de leur désaccord sur l’orientation même du pacte présidentiel, leur principale critique concerne un reproche souvent entendu chez nous : la candidate manquerait d’une vraie vision et semble donner l’impression de privilégier l’image au fond.

Le journal allemand Handelsblatt raille ainsi cette « Jeanne d’Arc des faibles et des démunis », à qui il reconnaît une vraie aisance dans les exercices compassionnels, pour mieux souligner que le rôle d’un président c’est pas seulement d’être dans le pathos…

Du coup, les anglo-saxons nous prédisent des lendemains difficiles en cas de victoire de Ségolène.

Et c’est là où l’article devient amusant (si, si).

L’une des ces publications – Forbes je crois – trouve le moyen, avec la retenue et la prudence qui caractérise parfois nos amis Américains (la même qu’ils avaient eu pour se laisser convaincre de la présence d’armes de destruction massives en Irak…), de nous prédire doctement un avenir aussi brillant que celui de…la Corée du Nord !

Sacrés Ricains ! Rien de moins que le dernier régime stalinien de la planète, qui plus est dans une situation économique épouvantable...

Quoique à bien y réfléchir, il y a peut être des traits de Kim Jong Il en Ségolène…oui son côté un peu raide parfois…

Bon ben je crois que je vais aller préparer mes valises et demander l'asile politique à une nation qui voudra bien m'accueillir...