Affichage des articles dont le libellé est Notre époque. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Notre époque. Afficher tous les articles

mercredi 31 octobre 2007

Trick or treat

Si on était puriste on ne célèbrerait Halloween que demain soir, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre; mais peut-on encore évoquer la tradition originelle pour une fête qui a depuis longtemps tourné à la démonstration mercantile ?

Néanmoins, force est de constater que notre pays, qui résiste encore et toujours à l’envahisseur, et donc aux cérémonials qu’il tente de nous refiler, paraît assez hermétique au phénomène, qui semble presque en déclin.
Même mes coreligionnaires n’ont pas prévu de soirée spéciale; dommage, je connais quelques courges et sorcières qui avaient déjà le costume adéquat (oui, facile). En même temps, par ici on n’a pas besoin d’occasions comme celles-là pour organiser des soirées aux noms forts évocateurs et aux costumes non moins avenants, héhéhé…
Je n’irai pas non plus frapper aux portes en menaçant mes interlocuteurs d’un maléfice diabolique s’ils ne me font donnent pas quelques douceurs; certains risqueraient d’appeler la police ou, comme la vieille du dessus, ne manqueraient pas de faire une crise cardiaque.

Bref, nous sommes donc à des années lumières de ce qui se passe chez Oncle Sam, où je fus amené à observer la citrouillemania l’année dernière.

Depuis début septembre, mon supermarché ressemblait à un temple du pumpkin et du jack-o-lantern. Pas un commerce ni une institution n’y échappait puisque même dans mes cours à l’université, où la moyenne d’âge était pourtant supérieure à la trentaine, des professeurs avaient cru bon céder eux aussi au phénomène. Quant au recreation center, il proposait lui une visite guidée au cimetière avec dégustation de pumpkin cake pour les courageux.

Mais le clou du spectacle, la citrouille sur le gâteau si j’ose, ce sont les fameuses Halloween Parties, qui se déroulent durant le week end précédent la date fatidique.
Et là, contrairement à ce que j’imaginais, il ne s’agit point de revêtir l’apparence de ce qui symbolise Halloween (sorcière, squellette, etc.) mais juste de se déguiser en tout et n’importe quoi, comme nous le faisons nous à l’occasion de notre bon vieux carnaval. Enfin, à un élément près, puisque d’après mes observations il semble que le genre féminin soit limité outre-atlantique au costume de pute (ou disons de jeune fille qui n’a vraiment pas froid aux jambes ni ailleurs), là sous un semblant de look d’infirmière, ici sous l’uniforme d’une écolière…Eh oui, pour Halloween, la prude Amérique se lâche, ou disons se révèle enfin.
Face à ce déploiement de chair et de mise en scène poussant loin la ressemblance, je devais avoir l’air bien sage dans ma tenue de beach boy hawaïen. J’avais malheureusement laissé en France un accoutrement qui eut fait sensation j’en suis sûr (encore plus aux USA), et que je n’ai d’ailleurs toujours pas eu l’occasion d’étrenner.

Alors, bien sûr j’aurais pu vous mettre ma photo en Brice de Nice Météor de Hossegor mais ça n’est pas assez représentatif du spirit comme dirait JC Vandamme.
Aussi, j’ai préféré illustrer ce billet par un type au costume assez original que j’avais croisé :

mercredi 10 octobre 2007

Codito ergo sum (1)

J’ai découvert aujourd’hui que j’étais titulaire d’une énième adresse e-mail – et de sa boîte mail correspondante – sans avoir été mis au courant de la chose…qui court tout de même depuis 1 an. Passons outre le fait que je n’ai pu lire et encore moins répondre aux dizaines de courriers reçus durant ce laps de temps pour mieux nous réjouir du nouveau chiffre ainsi atteint : eh oui, je suis désormais l’heureux papa de 8 adresses mail et de 7 comptes de messageries. Ca tombe bien, j’ai toujours rêvé d’une famille nombreuse.

Si j’ai beau pester devant cette inflation continue, force est de constater que je n’y suis pas totalement étranger en m’obstinant à ne pas fusionner ces comptes; il est vrai que cela permet de segmenter les message reçus en fonction de leur contenu: perso, semi-pro, scolaire, blog, commercial ou activités secrètes et hautement réprimandables ;).
C’est sans compter également sur ces contacts qui n’ont toujours pas updaté leurs listes et continuent a écrire régulièrement sur une vieille adresse inusité depuis des lustres ou ce détournement de la plateforme de messagerie étudiante qui nous vaut maintenant d’en avoir 3 au lieu d’1 (oui mais pour le même prix) ! Il faut dire que par la magie des listes de diffusion le système originel s’est transformé en annexe de Paru Vendu, où les informations importantes se retrouvent noyées au milieu de non moins capitales offres en tout genre, du frigo d’occasion c’est-pas-du-propre à la soirée De l’eau pour l’Afrique où en guise de solidarité on donne surtout à boire à son foie, en passant par le billet d’avion Trifouillis-Petaouchnok à utiliser dans les 24h (et non cessible, mais ça on vous le dit pas)

Le problème c’est que vérifier 8 mailbox différentes plusieurs fois par jour est une activité légèrement chronophage qui fait perdre beaucoup d’argent à mon (futur) employeur et exige par ailleurs une mobilisation totale de mes capacités – dans un effort soutenu de mémorisation de 8 logins et autant de passwords – préjudiciable à l’exercice des mes véritables missions. En revanche, ça fait de moi un individu e-aware, et ça, ça n’a pas de prix…

mardi 9 octobre 2007

I believe I can fly


Après avoir en quelque sorte démocratisé le voyage, Nouvelles Frontières poursuit dans sa voie de pionnier en promettant pour l’an prochain quelque chose de totalement innovant.
Et là, inutile de dire que les excursions à dos d’éléphants en Thaïlande ou les soirées danse du ventre à Djerba, ça va devenir ringos. Car dans quelques mois, le touriste moyen (celui qui ne passe pas ses vacances sur le yatch ou dans la villa de ses amis milliardaires) – enfin celui qui a quand même quelques moyens – va pouvoir jouer à Gagarine. Mais plus besoin de Vostok, de Spoutnik ni même de faire un chèque de 15 millions de $ pour passer quelques jours dans la station orbitale, puisque les « sensations spatiales » seront dorénavant accessibles…en avion !

En fait, techniquement, rien de révolutionnaire puisque le tour opérateur prévoit de faire pour le grand public ce qui se fait déjà dans le cadre de campagnes scientifiques. En partenariat avec le Centre National d’Etudes Spatiales, Nouvelles Frontières dupliquera le modèle des vols paraboliques, ces vols au cours desquels l’appareil adopte une trajectoire en paliers avec des angles de montée et de descente tels que la cabine se retrouve placée en état d’apesanteur. Mais la grande nouveauté, c’est qu’il ne faudra plus être chercheur, ministre ou journaliste pour avoir droit à ce privilège. Il suffira juste (!) de payer…3000€ (environ), pour un trajet d’1h30 et quelques dizaines de secondes où vous pourrez jouer au cosmonaute en compagnie de 40 autres quidams.
Evidemment c’est sans doute moins spectaculaire que les autres projets à visée touristico-spatiale, et notamment ceux de Richard Branson avec son Virgin Galactic, mais ça restera du domaine de l’accessible, économiquement parlant.

En tout cas, pour ma part je m’y vois déjà, en train de faire l’oiseau au milieu de la carlingue, enchaînant galipettes de toutes sortes, roulé-boulé, etc. C’est d’ailleurs la chose qui me donnerait envie d’être spationaute, parce que pour le reste euh… passer 48h sanglé dans une capsule volante qui tourne dans tous les sens ou manger et boire avec des pipettes, c’est moins attirant.
Sinon j’ai bien essayé l’ascenseur mais contrairement à ce que raconte ce pauvre Calogéro je ne m’y suis jamais senti en apesanteur…ou alors faut croire que j’étais pas en bonne compagnie ;)

NB : une question « primordiale » me taraude : qu’ont-ils prévu pour les sacs à vomi ? Non, parce qu’en apesanteur, ça peut être drôle…

jeudi 27 septembre 2007

To e-be or not to be, that is the question (2)

C’est dans le même genre de paradoxe que s’inscrit ma relation au phénomène Facebook, dont on entend de plus en plus parler depuis quelques semaines (même la très sérieuse Tribune s’y est mise aujourd’hui ; à quand un reportage au 13h de JP Pernaud ?!).

Pour une fois, j’ai l’impression d’être un peu en avance puisque j’en ai fait la découverte l’année dernière, lors de mon séjour aux USA où beaucoup d’étudiants ne juraient que par ça. Moi qui en étais encore à MSN et n’avais même pas de MySpace, j’étais carrément hors coup. Pourtant, que d’heures passées dans la salle info de ma résidence à supporter les gémissements prénuptiaux de quelques chagasses locales qui gloussaient comme des dindes (en voie de farcissage bien sûr) à la vue du bellâtre – un clone sauce locale de Matt Pokora (à moins que ce ne soit l’inverse) – qui venait de les friend-lister ou de lâcher un comm réfléchi sur leur wall. Autant d’excitation ne préfigurait bien entendu guère plus que quelques échanges bucco-linguaux vu que nous étions dans la prude Amérique – tendance Britney, époque vierge effarouchée –, ce pays bisounoursesque où l’on croit au créationnisme et où on institue des bâtiments alcohol free (les mêmes qui ne sont pas gun free et où on se fait tirer dessus pas ses amis).

Et puis il y a quelques mois, une copine m’envoie une invitation pour rejoindre à mon tour la grande communauté fessebookienne. Comme je suis curieux, j’ai évidemment envie d’aller reluquer un peu son profil (ça fait toujours quelques motifs pour se chambrer après, hein !), ce qui m’oblige à mon tour à en créer un. Je me limite néanmoins au strict minimum, en utilisant cette fois ma vraie identité plutôt que mon double virtuel. Pour moi, le premier (unique ?) intérêt de fessebook est de permettre à des anciens amis ou connaissances de pouvoir retrouver notre trace et inversement, histoire de reprendre contact et plus si affinités. D’où la nécessité de ne pas se cacher sous un pseudo même si ça fait plus trop Homme invisible…

En revanche, cette fonction mise à part, je reste encore assez dubitatif sur l’intérêt du truc. Et un peu prudent (parano ?) quand aux conséquences insoupçonnées qu’il pourrait avoir. D’où une attitude pas vraiment pro-active de ma part, bien au contraire. En gros, j’observe ce qui se passe – notamment chez mes amis – et je réponds, éventuellement, aux signaux que je reçois.

Et là survient l’effet Facebook qui m’agace un poil : cette collection d’amis très virtuel(s/le). La semaine dernière j’ai ainsi reçu 2 friend requests assez typiques de ce phénomène :

- l’une émanait d’une fille que j’ai du croiser 2 fois, avec qui j’ai discuté 10 min, et qui ne me disait même plus bonjour les derniers temps (pour ma plus grande douleur). Je suppose qu’elle a vu mon profil chez des amis communs et s’est souvenu qu’elle me connaissait…de vue ! Un moyen comme un autre d’agrandir sa collection…

- l’autre provenait d’une ex-camarade de classe dont je n’ai plus de nouvelles depuis 5 ans et qui n’a même pas gardé contact avec ceux qui étaient ses amis. Et si elle se rappelle à mon souvenir aujourd’hui, je doute qu’on renoue un quelconque contact au delà. Déjà, à l’époque, la gougnaffière faisait sa radasse avec ses exercices de maths (par contre elle était bien contente de me trouver pour ceux d’anglais)…Individualiste un jour, individualiste toujours…

Résultat, après avoir hésité quelques jours entre accepter leur « amitié » et donc l’hypocrisie qui va avec, ou prendre le risque de les vexer, j’ai fini par dire oui, sans conviction.

J’ai d’ailleurs pu constater en visitant les profils d’amis que certains collectionnaient ces « faux » amis : des personnes qu’ils ont rencontré 1-2 fois et à qui ils ont a peine parlé, des anciens camarades de classe auxquels ils étaient indifférents ou dont ils n’ont jamais demandé de nouvelles depuis, etc. Sans compter que s’ils voulaient vraiment se retrouver un jour, ça resterait faisable, via les connaissances communes, les annuaires, google, etc.

A l’inverse, je note qu’avec un certain nombre d’amis qui sont eux aussi sur Facebook, on n’a jamais ressenti le besoin de s’ajouter réciproquement sur nos listes respectives, comme si on avait besoin de ça pour se témoigner notre amitié. Quant aux news, photos ou informations de 1ère importance, on a d’autres moyens de se les échanger, régulièrement ou pas. Certes, avec Facebook, tout le monde peut y accéder d’un coup, ce qui pour les semi-flemmards comme moi peut s’avérer idéal.

Seul hic, parmi mes amis se mélangent des horizons divers (pro, études, autres) et des relations plus ou moins profondes; aussi, je n’ai pas forcément envie de donner le même degré d’accès aux divers éléments qui peuvent figurer sur ma page, pas plus que je n’ai envie de me lancer dans une segmentation (forcément rigide) de ces amis, en définissant notamment des limitations dans le contenu visible selon la catégorie.
Quant à mélanger les mondes virtuels ou réels dans lesquels je gravite, je préfère temporiser pour le moment (1 seule personne du monde réel sait que je bloggue et je ne souhaite pas révéler cette facette à d’autres, de peur de devoir m’autocensurer ensuite). En me baladant ça et là sur quelques profils, j’ai pu constater combien il existait des ramifications insoupçonnées et donc combien « le monde est p’tit ma brave Lucette »…De connaissances en connaissances, on peut faire beaucoup de rapprochements, de déductions…jusqu’aux plus inattendues. Certes, ça ne préfigure pas d’un usage nécessairement hostile, loin de là, mais c’est juste nos propres données qu’on ne maîtrise plus. Ca a d’autant plus un côté un brin flippant qu’il est encore trop tôt pour savoir comme tout cela va évoluer. Sans compter qu’une fois rentré dans la danse, on peut difficilement revenir en arrière, quand bien même on le souhaiterait ardemment.

Du coup, par prudence peut être excessive, je crois que mon activité facebookienne va rester bien calme pour le moment (en même temps, si je peux éviter de me créer d’autres addictions); ce sera juste un moyen de reprendre contact, une sorte de version moderne de Perdu de vue !
Quant à la vraie place de mes amis, elle n’est pas sur ma page Facebook mais bel et bien ailleurs…

mercredi 26 septembre 2007

To e-be or not to be, that is the question (1)

Je google à mort et pourtant une de mes craintes serait d’apparaître un jour dans les listes de cet Hydre de Lerne moderne. Je n’ai rien à me reprocher ni même d’activité secrète à cacher mais l’idée de pouvoir perdre ainsi mon anonymat ne manque pas de m’effrayer régulièrement. Ne plus avoir le contrôle de la situation, ne pas avoir la possibilité d’exercer un regard sur ce qui vous concerne plus ou moins directement, voilà une situation que j’ai du mal à admettre dans l’absolu. C’est d’ailleurs une des raisons qui me fait fuir – à priori – toute envie de notoriété. Pour vivre heureux, vivons (presque) caché.

Evidemment, je n’en suis pas à une contradiction près puisque, outre quelques rêves mégalomaniaques, je m’affiche sur ce blog, de manière physique parfois, trouvant sans doute dans cet exercice une certaine excitation à jouer ainsi avec mes hésitations. Néanmoins, j’ose (naïvement ?) croire que j’ai encore une relative maîtrise de la situation et que je peux donc décider de mon exposition comme bon me semble, aidé il est vrai en cela par la fréquentation lilliputienne des lieux, ce qui n’est pas nécessairement pour me déplaire (même si je suis aussi content de noter un pic de fréquentation à la lecture de mes stats). J’apprécie la venue de celui qui vient ici en habitué, en pèlerin occasionnel ou du visiteur vierge qui arrive par le truchement des liens, comme je suis moi-même venu à la blogosphère. A l’inverse, j’aimerais bien empêcher l’accès à tous ces dégénérés qui pénètre en cet espace après des requêtes destinées à assouvir leurs envies de fornication intra-familiales ou autres choses de bon goût [flashback : ai-je jamais fait des recherches tordues ??! euh…].

Mais pour l’instant, à part un évènement, certes pas vraiment nuisant dans l’intention mais gênant dans les modalités, qui m’a valu de cogiter toute une soirée, je n’ai pas eu à subir de conséquences fâcheuses de cette expérience, bien au contraire, si ce n’est les effets collatéraux d’une addiction au genre que j’essaye tant bien que mal de soigner.

jeudi 13 septembre 2007

Blogmark

=> A lire : un article des Echos à propos de « The Cult of the Amateur », pamphlet écrit par un vétéran de la Silicon Valley, Andrew Keen, contre le Web 2.0 et donc, entre autres, les blogs. Un point de vue - certes, servi ici sous forme de résumé - qui me semble extrême mais n’en soulève pas moins quelques questions intéressantes quant à l’Internet participatif, de sa réelle valeur ajoutée à ses dérives, etc.

mardi 11 septembre 2007

Revival pôôôooower

Sans doute pour alléger le retour au turbin, mon quotidien est rythmé depuis quelques jours par des séquences revival qui me voient replonger dans le monde merveilleux de Disney, notamment grâce à 2 medleys trouvés chez Atypik qui reprennent les musiques de notre enfance, celles là même qui gardent un côté enchanteresse, même à 20 ans bien révolus…
Plus un jour sans que je ne me lève en essayant d’admettre que la vie – surtout à 7h du mat’ – c’est « hakuna matata » (à 18h en revanche je suis étonnament plus entrain à chantonner, tel le 8ème nain, « hé hisse et ho… »), que je lutte contre mes phobies cétaciennes au son de « sous l’océan » ou que je ne m’endorme en croyant très fort qu’ « un jour mon prince viendra ».

De même, je régresse fréquemment quelques années décennies en arrière pour retrouver ces émissions culturelles dessins animés qui ont sans doute contribué à forger ma personnalité...
Il y a quelques semaines, lors d’une discussion avec des amis, j’ai été presque rassuré de constater que je n’étais pas le seul à vivre avec ce passé, ma foi bien plus ancré dans ma mémoire que tout un tas de choses pourtant probablement plus utiles apprises depuis.

Jeanne et Serge et un de ceux dont je me souviens le mieux. Aaaah, combien de matinées ai-je pu passer devant cette so-beautiful romance à la sauce nippon-volleyballistique, entre salles de sport et cerisiers en fleurs...Oubliant les nombreux anachronismes et détails absurdes, je me pâmais devant ce coup de foudre digne des plus beaux romans à l’eau de rose. Et il faut peut être chercher par là l’origine de mon côté midinetto-fleur bleue (oui, il parait que je suis du genre romantique). Les anciennes générations avaient L’Education Sentimentale ou Les Malheurs de Sophie pour découvrir la vie et parfaire leur apprentissage, nous on a eu les mangas…

Seule déception, le jour où j’ai commencé le volley au collège, j’ai constaté avec amertume que malgré toute ma bonne volonté je ne pouvais sauter à 7 m de haut et rester en suspension une bonne dizaine de secondes. Adieu donc le rêve de devenir un volleyeur irrésistible et d’impressionner pour la postérité celle que j'espèrais voir devenir ma Jeanne.

Quand, après cette discussion, je suis rentré chez moi, j’ai béni le Dieu You Tube de m’offrir le générique en version karaoké, j’étais….aux anges ! Et de reprendre alors à tue tête cette ode à l’amoûûûûuuuuur, les yeux rougis par l’émotion, le cœur au bord de l’infarctus sous le coup de tant de palpitations.

Et comme je suis sympa, j’ai décidé de vous en faire profiter. Vous dansiez ??! Et bien chantez maintenant !!


lundi 27 août 2007

The Terminal - Episode 2: nous n'avons pas les mêmes valeurs

Le seul vrai souvenir qu’il me restera de mon job d’été sera probablement d’avoir cotoyé, le temps de quelques mois, des habitants d’une autre planète ; des privilégiés, riches et/ou puissants qui vaquent aux quatre coins du monde pour leurs affaires ou leurs loisirs.

Mais là où le commun des mortels est bien content de pouvoir s’offrir son billet d’avion en Cattle Class et déguster son amuse gueule plateau repas les coudes dans les côtes de son voisin tout en ayant le fauteuil siège de Simone qui lui amène les genoux au niveau du nombril, les passagers dont je m’occupe font parfois la fine bouche devant le lit de 2m de long ou le repas de grand chef étoilé qui les attend. Je me souviens de la tête de 2 ou 3 lorsque, faute de place disponible dans leur carré VIP, on leur a dit qu’il devrait se contenter des classes inférieures; un peu comme si le ciel leur tombait sur la tête…Et oui, nous n’avons pas les mêmes valeurs…ni le même porte monnaie d’ailleurs vu que ce genre de billets coûte entre 5000 € et 15 000 €…Quand en plus certains voyagent en famille, à 4 voire 6, ça donne le vertige ; tout ce qu’on aurait pu s’offrir pour ce prix là…

L’immense majorité de ces passagers est plus habituée aux pages glacées du Who’s Who qu’à celles, cheap, des magazines people. La plupart sont des personnes influentes et de renom dans leur milieu, qui détiennent un certain pouvoir et jouissent donc des attributs qui vont avec, quand ils ne sont pas tout simplement déjà riches et parvenus. Ils naviguent entre finance, industrie, art, diplomatie ou vie de rentier, vers NYC, LAX, Washington, Tokyo…et sont rarement connus du grand public; quelques VIP quand même mais peu de peoples, le people n’ayant généralement pas les moyens de ses ambitions et se contentant donc de péter plus haut que son cul…

Et malgré ce statut et ces moyens un peu hors de la norme, comme dans n’importe quelle strate de la société, on retrouve parmi ces gens là des gros cons, des personnes adorables, des esprits suffisants et insupportables, d’autres polis et attentionnés, des individus vulgaires et des terriblement classes. Pas de nom mais y’en a sur qui j’ai changé de regard…

Et puis si les beaufs de l’arrière peuvent être marrants à observer, les privilégiés de l’avant sont aussi sources de rires (contenus) et d’observations amusantes tant ils craignent ou sont atypiques parfois :

- Il y a ceux qui ressemblent à des créatures gremlinesques parce qu’ils ont abusé de la chirurgie esthétique (quoi que à ce stade ça n’a plus rien d’esthétique…). Raaah, c’est dur d’avoir trop d’argent et de ne plus savoir qu’en faire…Ah, et puis un homme aux lèvres siliconées, c’est encore plus immonde (à côté de ça, même un passage prolongé sous les UV qui vous donne ce teint si….orange parait réussi…).

- Il y a ceux qui s’habillent comme des ploucs au point qu’on a envie de leur donner une pièce. Et en plus, c’est dangereux pour nous parce qu’on peut s’adresser au chauffeur en pensant que c’est lui le businessman ou pire croire qu’il s’agit d’un passager éco voire d’un clodo et donc lui barrer le passage

- Il y a les dingues qui ne se séparent pas de leurs immondes chihuaha dont elles parlent comme si c’était leur progéniture. J’en ai même vu une qui avait leur photo en impression sur les faces de son sac à main. Mais bonne éducation oblige, elle s’est baissé elle même pour ramasser les crottes de ses protégés.

- Etc…


La suite dans les jours à venir avec des noms et anecdotes…

mardi 14 août 2007

G - pride

En lisant le Parisien hier, j’ai découvert que c’était la Journée Internationale des Gauchers, et donc un peu ma journée aussi ; car oui, je suis gaucher et fier de l’être ! En fait, je suis surtout gaucher pour écrire car pour le reste je fais beaucoup de choses de la main droite…

Alors en tant que minorité, il convient de faire valoir nos droits et il semble qu’en France nous soyons très en retard par rapport à nos homologues scandinaves ou américains chez lesquels cela se pratique depuis longtemps. Oui, riez méchants droitiers, mais il paraît que nous rencontrons des difficultés dans notre vie quotidienne. A bien y réfléchir, c’est vrai qu’à l’époque où j’écrivais à la plume, je perdais pas mal de temps à effacer les tâches d’encre que je faisais sur mes copies, étant par nature obligé de passer mon bras sur les lignes fraîchement écrites ; ah, si on avait eu droit à un bonus de temps, le « quart d’heure gaucher », j’aurais mieux réussi ! (En fait, un bon vieux buvard faisait l’affaire). Bon, à part ça, j’ai pas trop le sentiment d’être une victime…

Mais il paraît que nos aïeuls subissaient eux une pression sociale qui aurait occasionné beaucoup de dégâts psychologiques et scolaires. Soupçonnés d’être rebelles à l’autorité (ah, c’est vrai que je le suis parfois), certains voyaient leur main maudite être attachée dans leur dos afin de revenir dans le droit chemin. Heureusement, moins contrariés, nous serions de plus en plus nombreux à nous affirmer: 15 à 20% dans les jeunes générations contre 5% il y a quelques décennies. Soit une minorité de 8 millions tout de même rien qu’en France (13% de la population).

Reste que nous sommes encore victime d’une image peu flatteuse à en juger par quelques expressions aux relents discriminatoires : passer l’arme à gauche, se lever du pied gauche, être gauche, etc. Pour autant, les gauchers sont réputés pour être surreprésentés chez les artistes, les architectes et quelques spécialités sportives telles que le tennis et l’escrime où la vitesse de réaction est déterminante; je comprends mieux maintenant pourquoi je grille tous les automobilistes sur mon Vélib’ quand le feu passe au vert…Et c’est vrai que je me débrouillais bien en escrime (je rêve d’ailleurs d’en refaire tellement c’était bon de se battre en duel au sabre dans ces tenues et casques qui nous donnaient l’air d’extraterrestres !) ; par contre, c’est moins évident au tennis !

En revanche, mauvaise nouvelle, des scientifiques d’Oxford auraient découvert le gêne des gauchers (car il est avéré qu’on naît génétiquement gaucher ou droitier) et ce gêne augmenterait le risque de schizophrénie…C’est marrant mais depuis que j’ai commencé à bloguer, j’ai parfois l’impression de le devenir !

lundi 6 août 2007

Je baise pas, je fais l’amour.* Et vous ?

* [Les Inconnus in Les Pétasses]

Vous connaissez mon goût pour les publications scientifiques et leurs articles ultra sérieux sur des sujets capitaux. Là où le quidam lit la rubrique idoine de Yahoo, moi je vais me fournir à la source de la recherche, autrement dit dans les bibles du genre que sont Nature ou Science.
Cette fois j’ai décidé de me
pencher – via une étude exceptionnellement trouvée la semaine dernière dans le Figaro – sur une grave question : why humans have sex ?
Et pour ça je n’ai pas mégoté sur le travail puisqu’au lieu de paraphraser l’article du portail je me suis plongé au cœur de l’étude menée par les professeurs Meston & Buss afin de ne pas m’arrêter à la description des aspects les plus anecdotiques... Moi qui aie tant bouffé de ces publications – certes sur des sujets un peu moins affriolants – il y a quelque mois, j’ai été servi. Mais voilà, il en va de la crédibilité de mes écrits…

On ne se pose pas toujours les bonnes questions ; ainsi trop occupé à satisfaire ses bas instincts, l’homme ne se demande pas le pourquoi du parce que. Certes, on répondra que c’est pour se reproduire, pour le plaisir ressenti ou pour se libérer d’une tension sexuelle mais tout ceci est bien simpliste ma brave Lucette ; les motivations sont bien plus nombreuses et psychologiquement complexes !

Ainsi les professeurs sus-mentionnés ont-ils recensés dans leur éminent travail pas moins de 237 raisons – pas une de plus ni une de moins – pour s’adonner au plaisir de la chaire (bon en fait 715 raisons retraitées en 237).


Dans l’ensemble pas de grandes surprises dans les motifs et la classification qui en découle. Pas ordre d’importance, voici les principales raisons:

- attirance pour l’autre

- recherche d’un plaisir physique

- expression de l’amour

- sentiment d’être désiré par son partenaire

- curiosité et/ou recherche de nouvelles expériences

- célébrer une occasion spéciale

- une opportunité majeure

- circonstances incontrôlables (sic)


Dans les 50 raisons les plus citées :

- « la personne avait de très beaux yeux » [ - oooh, mais que tu as de beaux yeux… - C’est pour mieux te sauter mon enfant ! ]

- « la personne m’a caressé » [si c’est pas un encouragement aux mains baladeuses…]

- « j’ai vu la personne nue et je n’ai pu résister » [parfois la même cause provoque d’autres symptômes]

- « j’étais bourré » [oui, c’est moins poétique que ce qui précède]

- « la personne avait un grand sens de l’humour » [confirmant l’adage « femme/homme qui rit, à moitié dans ton lit »]


Dans les 50 raisons les moins citées (mais un peu quand même - CQFD) :

- « je voulais me punir moi-même »

- « c’était un pari »

- « je voulais être populaire » [donc l’Union pour un Mouvement Populaire, c’est peut être plus coquin que ça n’en a l’air…]

- « je voulais me débarasser d’un mal de tête » [ah, d’habitude c’est l’excuse]

- « je voulais changer de sujet de conversation » [drôle de tactique]

- et ma préférée : « I wanted to get closer to God » [faudra qu’on m’explique le pourquoi de la chose (ouais je sais je suis pas assez spirituel). A moins qu’il manque une lettre au dernier mot et dans ce cas je comprends mieux…]


Autres motifs recensés:

- « brûler des calories »

- « il/elle ( ?) m’avait acheté des bijoux »

- « il / elle ( ?) m’avait invité à dîner très cher »

- « j’ai pensé que ça m’aiderait à trouver le sommeil »

- « je voulais défier mes parent »

- « je voulais me sentir jeune »

- « je voulais avoir davantage de sexe que mes ami(e)s »

- et dans le même genre que l’autre « je voulais avoir une expérience spirituelle » ( !).


J’ai également relevé d’autres explications un peu tordues, corroborées paraît-il par d’autres études : un homme trompé ferait l’amour à sa femme adultérine pour éliminer le sperme de l’amant et inversement, la femme cocufiée rechercherait une relation avec son mari trompeur pour l’empêcher de féconder d’autres femmes….Mmmouais….

Et vive la science !

samedi 21 juillet 2007

On est fan ou on ne l’est pas

Retour de soirée cette nuit. Arrêt rue de Rivoli, à la librairie W.H. Smith, où la tension monte. Il est 00h50min. Plusieurs centaines de personnes font la queue, certaines vêtues d’étranges costumes de sorciers, de capes…Dans l’obscurité on pourrait presque les prendre pour les gothiques de Chatelet mais non, il s’agit d’un autre mouvement. De temps en temps des cris fusent, émis par quelques pucelles échappées d’un concert de Tokio Hotel. L’ambiance est bonne enfant, le mélange des gens très hétéroclite : beaucoup d’anglo-saxons, des adolescents, quelques enfants, de vieux monsieurs en costumes cravate...
Et puis soudain, à 00h59min et 40s, un décompte commence ; à « 0 », les hurlements fusent, les flashs crépitent. Les premiers à sortir munis du précieux trésor reçoivent applaudissements, regards envieux et témoignages de sympathie de toute sorte. On s’embrasse, on se congratule, on se prend en photo.
Les autres attendent patiemment leur tour ; certains vont probablement attendre de longues heures pour rien tant il y a de monde. Les autres sont partis pour une nuit blanche. Des provocateurs passent en criant « de toute façon, il meurt » ; ils se font huer.
C’était « Vis ma vie de fan d’Harry Potter », à l’occasion de la sortie du et dernier tome. Je n’ai pas lu ni vu une seule de ses aventures (et il faudra être très persuasif pour m’en convaincre) mais j’aurai aussi l’impression d’avoir pris part à cet évènement planétaire. Sauf que moi, je serai bien incapable de faire 4h de queue pour un livre (ou quoi que ce soit d’autre). Alors, rien que pour ça, respect les fans !

mardi 17 juillet 2007

En libertééééé


Je vélibe, tu vélibes, nous vélibons…Voilà assurément le verbe qui depuis 2 jours fait fureur à Paris, où les adeptes de la pédale peuvent s’en donner à cœur joie. Ca peut ressembler au remake des Parigots redécouvrent la vie mais il y a fort à parier que Vélib’ va vraiment lancer une nouvelle dynamique et pas seulement être un mouvement hype de quelque mois, tendance bobos.

Après avoir rongé mon frein depuis dimanche pour cause de travail ou de météo capricieuse, j’ai profité de sortir tôt du boulot pour enfin tester le système. Certes, 17h-20h, qui plus est en semaine, c’est sans doute pas le meilleur moment mais en même temps c’était l’occasion de voir s’il serait cantonné à un loisir de week end ou s’il pouvait vraiment « modifier » notre vie au quotidien.

Mis à part l’effet nouveauté qui me donnait super envie de l’essayer, la réponse n°2 ne me semble pas irréaliste tant le dispositif m’a paru efficace et générateur d’une vraie liberté. Une fois le principe compris (2 min suffisent), on prend son vélo à un endroit, 30 min plus tard on s’arrête pour faire une course ou boire un coup, puis on reprend un vélo à l’arrêt le plus proche et ainsi de suite. Plus besoin de revenir là où on a laissé son vélo, plus besoin de craindre de se le faire piquer, plus besoin de se taper le retour si on est ivre mort. En plus, les stations sont vraiment nombreuses si bien qu’on n’a pas besoin de les chercher ; on tombe dessus par hasard. Pour ma part, j’ai été ravi de constater que mes points stratégiques ont leur station Vélib’: Rambuteau, Rue des Archives et bien sûr Place St Opportune (par contre station bondée, happy hour time oblige); on pourra enfin se rendre à vélo à ses rendez vous ! En plus, ça donne tout de suite une image sympa, le mec mi-sportif mi-bohème, une sorte d’anima sane in corpore sano avec une touche de décontraction en plus. Et au retour, au moment de la question fatidique « tu prends quelle ligne ? », on pourra sortir : « aucune, j’ai mon Vélib’ qui m’attend ; ça te dit que je te dépose ? » (bon après il faut arriver à tenir à 2 sur la selle (l’occasion de se rapprocher en même temps) et prier pour que son appart ne soit pas aux Buttes Chaumont…).

J’avais aussi quelques appréhensions à circuler à vélo dans Paris et force est de constater que j’ai plutôt eu l’impression de me promener. Certes, fidèle à ma Suzanne Mayer attitude, j’ai failli me vautrer 2-3 fois (j’ai pas eu de bol non plus car le premier vélo que j’ai pris était en fait crevé d’où des sensations bizarres pendant quelques secondes (« quelle camelote leur vélos…»)), la circulation se fait parfois de manière hasardeuse (genre quand on découvre un sens interdit au dernier moment ou qu’on oublie le passage piétons), mais on se sent enfin partie prenante de la chaussée et plus uniquement un parasite pour les autres occupants (on verra si je pense toujours ça ce week-end après avoir testé la Concorde…). C’est d’ailleurs très marrant de se retrouver à plusieurs cyclistes au feu rouge ou en file indienne ; ça donne un aspect communauté très sympa, sans compter les jeux de regards et amorces de dialogue (y compris avec les piétons); il y a fort à parier que la technique drague de l’été, ça va être le coup du vélo : « vous avez l’arrière tout raplapla, je peux vous donner un coup de pompe peut être ? », « quel beau style vous avez en danseuse… », « avec vous, je sens que j’aurais envie de grimper autre chose que la butte Montmartre ». Ca sent le tête à queue et le dérapage contrôlé tout ça….A quand les tandems Vélib’ ?!!

Et puis, un peu comme le double effet Kiss Cool, non seulement Vélib’ est sympa mais en plus c’est bon pour notre corps, particulièrement les jambes et les fessiers. Fini les séances d’abdos fessiers devant les clips de M6 au réveil !

Au final, 3 séances de 30 minutes, entre Trinité, Châtelet, Ecole Militaire, Bonne Nouvelle et Europe, ont suffi pour faire de moi un adepte (en même temps, c’était prévisible : je suis un peu dans la cible type) ; j’avais pas envie de m’arrêter et j’avais plutôt tendance à prendre les itinéraires bis. Et que ce soit le long des quais ou aux Invalides, cheveux au vent et lunettes de soleil au nez, on découvre une autre ville et, surtout, on s’y sent bien (j’aurais pas dit la même chose hier vu la météo). Dorénavant, jamais plus sans mon Vélib’. Pour aller shopper, dîner, boire, sortir, etc…Mes amis ont intérêt à s’y convertir.

Et vous, le week end prochain, vous faîtes quoi ? Moi, je vélibe !

(les photos à la fin du week end car Suzanne Mayer attitude oblige je n’ai pas le talent de certains bloggeurs capables de tenir le guidon d’une main, l’appareil de l’autre, et par-dessus de faire des commentaires à la Nelson Montfort ;) )

dimanche 8 juillet 2007

Ne vois tu rien venir ?

Certes on avait échappé il y a quelques années aux sombres prédictions de Nostradamus si brillamment interprétées par Paco Rabane (souvenez vous, la chute de la station Mir quelque part dans le Gers…(il est vrai qu’on aurait du se méfier vu que le même prétend aussi avoir été, dans une vie antérieure, une prostituée, qui faisait notamment des fantaisies buccales au sémillant et déjanté E. Balladur sous les arcades du Palais Royal…)). Certes Elisabeth Teissier est plus connue pour ses consultations privées avec Tonton, pendant lesquelles elle n’aurait pas touché que des boules de cristal, que pour la justesse de ses prévisions. Certes la partie rationnelle de ce qui me tient lieu de cerveau m’empêche de croire à l’astrologie et à tout ce qui s’en rapproche de près ou de loin. Mais voilà, hier nous étions le 07.07.07 et à ce titre j’espérais donc un bouleversement – positif bien sûr – dans ma vie…ou du moins vivre quelques moments moins ordinaires.

Je n’étais d’ailleurs pas le seul à croire au côté paranormal de ce jour à en juger par le nombre record de mariages prévus à cette date fatidique ou la ruée vers la super cagnotte du Loto et autres attrapes gogos.

Pourtant, si j’avais fait l’effort de me réveiller, force est de constater qu’à 07h 07min et 07s, rien ne s’est produit. Alors que j’étais vautré dans mon lit, petit déjeunant d’une main et surfant sur le Ouaibe d’une autre, je n’ai pu que constater l’extrême banalité du moment ; pas d’apparition de l’ami Ricoré par ma fenêtre, pas d’email m’annonçant une divine nouvelle si ce n’est l’énième missive d’un soi disant ami africain qui m’est inconnu et qui me propose d’investir dans sa prometteuse société en lui communiquant simplement mes coordonnées bancaires, pas d’invitation de dernière minute pour le mariage d’Eva L. et Tony P., etc….Juste la désagréable sensation de devoir se lever pour partir travailler.
Quant au reste de la journée – notamment à la même heure version PM cette fois -, on ne peut pas dire qu’il ait été riche en surprises ou moments hors du commun ; si bosser un samedi est synonyme de chance et de joie intense, alors je n’en ai pas encore pris conscience et contient encore en moi mon enthousiasme, tout comme pour mon repas gastronomique chez Sieur Ronald ou mes 2h de RER bercée par les douces mélopées dont me gratifient si généreusement chaque jour mes chers musiciens roumains.

J’étais d’autant plus déçu que depuis quelques jours j’avais redonné un peu de crédit aux oracles de mon horoscope (oui, il m’arrive de le lire… ; on a tous nos faiblesses), ayant pu constater à 1 ou 2 reprises dans la semaine que l’interprétation que j’en faisais collait bien avec ce que j’avais envie de croire ou de lire leurs prédictions semblaient se vérifier dans ma vie.
Du coup, hier soir, en désespoir de cause, j’ai décidé de regarder les prévisions me concernant pour cette journée du 7 juillet afin de voir si quelque chose clochait, du genre Saturne qui n’est pas en harmonie avec Uranus…J’ai donc arpenté la toile à la recherche de mon thème du jour en version astro, numéro, tarot, chinoise, etc (bizarrement je n’ai pas trouvé de rubrique astro sur LeMonde.fr ou LesEchos.fr):

[Le Parisien]

« Cœur : vos amours se portent plutôt bien, très passionnés avec une compréhension totale [avant d’avoir « des amours », si je pouvais déjà en avoir un…]
Réussite : suivez votre ligne de conduite habituelle, côté budget [Et ma banque d’un monde qui change, elle va en penser quoi ??]
Forme : raide [A quel niveau ??!] »

[Yahoo]

« Vie privée : ***. Faites preuve de patience. Tout vient à point à qui sait attendre ! [Plus facile à dire qu’à faire]
Vie quotidienne : *. Bien que les autres puissent penser que vous vous voilez la face, en réalité vous savez vraiment ce que vous faites. Alors faites leur comprendre que vous n'avez pas de conseils à recevoir d'eux [Et vlan ! Ou comment perdre ses amis]
Votre chiffre porte-bonheur : 34 [Pourquoi plus 34 que 43 ou 74 ? Et où vais-je rencontrer ce chiffre dans la journée ? Tiens, si je me faisais 34 happy hours ? Je suis sur que je verrais la vie en rose ensuite…]
Votre couleur du jour : rose [cf. solution ci-dessus]
Le meilleur moment dans la journée : 10 h [pas vraiment mais si vous le dites…]
Atomes crochus : Gémeaux [Gémeaux, manifestez vous !] »

[Yahoo – horoscope chinois]

« Yin : Les planètes Moc Duc et Thien Hu conjugueront leurs influences pour donner une impulsion très favorable à votre vie amoureuse.
Yang :
Les rencontres se multiplieront, et vous pourrez faire des choix heureux. Fuyez les Chevaux. Recherchez les Buffles ou les Coqs, qui vous aideront à profiter vraiment de la vie. Ne coupez les ponts qu'après mûre réflexion : "On sait qui l'on quitte, on ne sait pas qui l'on prend" (proverbe français). »

…

Bon, comme on peut le voir, pas 2 prévisions ne se ressemblent, ce qui en dit long sur le crédit des pythies qui nous les fournissent…Euh, néanmoins, j’attends jusqu’à ce soir minuit avant de me prononcer définitivement car mon horoscope du jour est beaucoup plus favorable…On ne sait jamais !

samedi 7 juillet 2007

"Revenue sur la planète des humains"

Le Monde publie un article-témoignage très intéressant et très émouvant sur la première greffée du visage, Isabelle Dinoire, dont l’opération, une première mondiale, avait fait la une de l’actualité il y a un peu plus d’un an.
L’occasion de constater les miracles de la médecine et d’écouter la « miraculée » revenir sur cette expérience, de l’accident à la renaissance. Ou comment elle confie son impression d’être « revenue sur la planète des humains ».
A la lecture, on ne peut qu’imaginer l’insupportable, de la douleur aux réactions des autres en passant par le regard que l’on peut porter sur soi en pareil situation et les questions que l’on ne doit pas manquer de se poser. Qu’il doit en falloir du courage pour revenir de si loin…
Les doutes, les interrogations se bousculent dans mon esprit comme j’imagine qu’ils se sont bousculés – voire se bousculent encore – dans le sien quant à ce recours, le seul possible, à la greffe, de ses implications pratiques aux considérations plus métaphysiques et/ou éthiques : Arrive-t-on à accepter le corps d’un autre, qui plus est pour un élément tel que le visage ? Quelle sensation peut on ressentir lorsqu’on se redécouvre, sous un autre jour, face au miroir ? Et l’entourage, comment peut-il réagir ?
Enfin, comment ne pas éprouver de la compassion pour cette femme qui, après avoir subi une telle épreuve, doit maintenant faire face à une traque médiatique, elle qui n’aspire qu’à la tranquillité et l’anonymat, pour vivre enfin une vie comme les autres.

lundi 2 juillet 2007

Toi qui passais par là


J’avais eu l’occasion il y a quelques temps de dire combien j’étais fan de la rubrique « transport amoureux » de Libé.
Et bien, j’ai découvert ce week end qu’une artiste avait choisi de recréer cette rubrique dans un lieu on ne peut plus propice. Sophie Calle, qui représente notamment la France à la Biennale de Venise en ce moment, a ainsi choisi de décliner le concept rendu célèbre par Libération dans la station Jeanne d’Arc, sur la ligne B du métro de Toulouse, inaugurée ce week end.
En se connectant sur le site www.transport-amoureux.vu, les passagers du métro toulousain pourront ainsi déclarer leur flamme à celle/celui qu’ils ont croisé mais n’ont osé approcher, et ce sans passer par les petites annonces du journal. Des écrans installés sur les quais et dans le hall de la station relaieront ces messages, après passage par un modérateur.

Insérer un peu de poésie et d’art dans la routine, en voilà une belle idée. De quoi humaniser un peu ces lieux souvent froids aussi. Et si la RATP en prenait de la graine ?!

Je suis souvent attendri, sur la forme comme sur le fond, par ce mélange de naïveté, d’innocence et de romantisme dont le genre humain est capable de faire preuve dans certaines circonstances : ces petites annonces, ces actes manqués, ces tentatives un peu gauches de faire passer un message à quelqu’un en se mettant dans des situations à la limite du rocambolesques (si vous n’avez pas lu les aventures d’Ikare dans son bureau de vote, foncez ! C’est trop charmant et en plus ça a marché !).
Même si j’ai du mal peut être à me l’avouer, cette sensiblerie à ces choses là n’est sans doute par anodine. J’ai beau être quelqu’un de réaliste, de froid parfois, sarcastique souvent, cynique plus rarement, il y a des choses pour lesquelles j’ai beaucoup moins d’assurance, où je verse sans doute plus dans le sentimentalisme voire l’idéalisme, parfois un brin cucul, aux antipodes de ce que je peux être dans d’autres circonstances. Et autant ne pas le feindre ou chercher à prouver le contraire, il y a des choses pour lesquelles je ne sais pas tricher. Et je suis sûr que cela transparaît. Du moins me l’a-t-on déjà dit et ils avaient sans doute raison. Alors oublions le regard des autres et cette peur d’être ridicule, voulez vous. I am what I am.

samedi 23 juin 2007

Mémoire d'outre-tombe

Lu dans Direct Soir : "17% des Américains pensent qu’Elvis Presley est encore vivant".

En même temps, si on réfléchit bien, combien de Français imaginent-ils que Mireille Mathieu, Daniel Guichard, Sheila, Franck Alamo ou Jeanne Mas ne sont plus de ce monde ? Au moins autant, non ?...


vendredi 22 juin 2007

Bon appétit bien sûr !

Le Parisien d’hier publie – pour une fois – un article intéressant, à propos d’une étude du Crédoc sur nos habitudes alimentaires.

Une famille consommerait ingurgiterait ainsi en moyenne près de 3 tonnes de nourriture et de boisson par an !
Quand on voit en photo ce que ça représente, ça donne presque une indigestion :

(Crédits photo : LP/Delphine Goldsztejn et Olivier Corsan)

Quand je m’imagine que mon petit corps engloutit aux environs d’une tonne chaque année...(je parle de nourriture). Sans compter que c’est autant à éliminer (amis de la poésie, bonsoir), et là aussi, ça donne le tournis.

Autre info amusante (ou inquiétante ?), il paraît que « l'alimentation d'un Français de 20 ans se révèle plus proche de celle d'un jeune Chinois que d'un Auvergnat de 60 ans » ; éh bien quand je vois ce que peuvent manger les Chinois, je suis pas sûr de vouloir leur ressembler...

jeudi 21 juin 2007

Le plus beau métier du monde (1/3)

J’ai eu des professeurs formidables au cours de mes études. Des esprits marquants, capables des pensées les plus profondes et toujours prêts à donner de leur personne pour faire de nous des gens brillants et civilisés. Autant de choses qui ne s'oublient pas et servent un peu de chemin de conduite dans la vie de tous les jours.

Aujourd’hui, hommage à Mme B., prof d’Analyse Economique et Historiques des Sociétés Contemporaines (sic) :
  • Elève Julien (s’adressant à un camarade): « Vas-y, fais pas chier ! »
Professeur B. : « Voyons nous sommes des privilégiés ici, pas des malheureux ! »
  • Professeur B. : « Dans une bonneterie ils faisaient des bonnets, des culottes… non pas des strings ! »
  • Professeur B. : « Il y a 2 moyens d’accéder à l’abondance : avoir beaucoup ou désirer peu. »

mercredi 13 juin 2007

Sous le soleil de Mexicôooo...

...ou la pluie de Paris

18h00, ce mercredi : j'apprends que ma soirée vient de tomber à l'eau. Je décide donc sortir le plan de dernière minute – ou plan (semi) foireux – plutôt que de rester chez moi à regarder la Nouvelle Star, dont on sait tous qui va gagner.

Le matin même, j’avais reçu un SMS d’Air France pour l’Airmob auquel je m’étais inscrit il y a quelques jours (l’Airmob, c’est leur déclinaison maison du concept de Flashmob) : « Bjr X. RDV ce soir de 19h à 20h muni d’1 CITRON VERT, pelouse des Invalides coté Seine. 20 vols AR MEXICO à gagner. A ce soir ! ».
Comme la démarche m’amuse et que j’ai bien envie d’aller au Mexique – aaah, tequila + Acapulco + tacos – je décide d’y aller. Et puis, qui ne tente rien n’a rien. Sans compter qu’il y a 2 ans j’avais quand même gagné 2 billets aller-retour pour l’Europe dans un autre concours ! Certes, dans ce cas, il avait fallu fournir un effort intellectuel en trouvant un slogan pour illustrer un spot de pub (confirmant ma vocation ratée de publicitaire, j’avais pondu le très original « le bonheur est dans le ciel » qui avait visiblement beaucoup plus au jury !).


Après une halte chez l’ADC – l’Arabe Du Coin (expression que j’ai apprise en arrivant à Paris) – pour acheter le précieux sésame (ndlr, le citron vert), direction donc les Invalides où il pleut averse. D’autres auraient sans doute rebrousser chemin mais moi téméraire, moi avoir parapluie – pas made in China cette fois – et moi accepter pluie avant soleil de Mexico. Je rejoins donc les autres gogos qui comme moi sont venus décrocher leurs vacances prendre l’eau et perdre leur temps. Je me réconforte en me disant que ce temps pourri va décourager beaucoup de candidats (il y avait quand même 11 000 inscrits) ; en fait nous seront quand même plus de 550 présents, ce qui fait 4% de chance de gagner (bon à la base je tablais sur 200 personnes présentes soit 10%). Dans le public, une majorité de jeunes/étudiants – désargentés ou opportunistes ? – mais aussi quelques cadres, quinquas…Après m’être enregistré auprès des hôtesses, je décide de filer à l’anglaise vers mon second RDV, sans attendre le tirage au sort et la photo de groupe où il faut agiter son citron; « on [me] préviendra » m’a-t-on dit…, si je gagne.
Bon, 24h après, je n’ai toujours pas reçu le moindre email, appel ou SMS ; je suppose donc que mes vacances seront plus parisiennes que mexicaines cet été…

[Note pour moi-même : à l’avenir, trouver une solution qui me permette de voyager à l’œil – ou presque – sans avoir à me coltiner tout ceci. Je crois que j’ai déjà une petite idée…]

mardi 12 juin 2007

Lutte des classes

[Bienvenue dans le monde réel !]

Discussion observée aujourd’hui sur mon lieu de travail entre une mère et ses deux enfants de 5-6 ans :

La mère : - Vous savez qu’il y a des gens qui ne voyagent pas comme nous [ndlr : Première ou classe Affaires] ; ils voyagent à l’arrière de l’avion.

Les enfants : … (Yeux équarquillés, style : « ah bon c’est possible ? Tout le monde ne voyage pas comme nous ? »)

La mère : - Oui, à l’arrière,au fond ; c’est la classe économique

Les enfants : … (Regard dubitatif, style : «économique ??!! Connais pas ce mot là ! »)

La mère : - D’ailleurs ça vous ferait du bien d’essayer une fois, comme ça vous verriez un peu ce que c’est. (Pensée : « et avec l’argent économisé, je pourrai m’acheter 10 sacs Vuitton ou Gucciottes »)

Le petit garçon : - Eh, ils ont à manger ? (Oui, un gosse, ça reste primaire dans ses ses préoccupations, et le statut social n'y change rien; seule la nature des besoins change!)

La Mère : - Oui, bien sûr ; mais c’est pas pareil que pour nous (aargh, un repas sans caviar, foie gras et champagne…trop dur ! Mais comment font-ils ?)

Les enfants : … (Regard d’épouvante)


Autant dire que j’étais scié par ce dialogue – assez surréaliste – et ce décalage. La fraîcheur des enfants est évidemment amusante mais s’imaginer la vision qu’ils doivent se faire de la vie fait peur.
Bon, il y a quand même une morale à cette histoire, qu’il m’a été donné d’observer quelques instants plus tard :


Le petit garçon mange quelque chose.

La mère : - Où as-tu pris ça ?

Le petit garçon : - Dans un placard

La mère : - Et comme d’habitude tu ne partages pas !


Evidemment ! Quand on est habitué à tout avoir et à ne connaître que le luxe et l’abondance, le mot « partager » doit sembler bien étrange. En revanche je suis sûr que ceux du fond de l’avion, ils savent ce que ça veut dire…