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mardi 30 septembre 2008

Le Dimanche à...

...c'est le jour de la plaaaaage

Les ballades dominicales le long de la Seine sont une des choses qui me manquent.

Mais ici, la mer remplace le fleuve, la plage les quais (et le soleil la pluie).
Alors finalement, c'est un peu Paris Plage tous les dimanches, avec plus de sable, une ambiance plus intimiste (bizarrement, peu de gens vont à la plage) et surtout la mer pour piscine naturelle. Bon, d'accord, on a pas les bateaux mouches...

Note perso: penser à racheter un tube de crème solaire

samedi 27 septembre 2008

Embarquement immédiat

Voilà, ça n'a aucun intérêt mais je voulais en garder une trace de ce jour là. Parce qu'il n'était pas complètement anodin: le début d'une nouvelle aventure, probablement passionnante et riche, mais aussi un certain saut vers l'inconnu:


samedi 14 juillet 2007

Summertime




Si je finis par m’habituer au fait de voir chaque jour des milliers de personnes partir en voyage vers les 5 continents, ça ne m’empêche pas de ressentir régulièrement une certaine frustration de rester au sol quand d’autres s’envolent sous mes yeux pour Hong Kong, Sydney, Rio ou San Francisco.
Tandis que les écrans affichent leur litanie de « boarding », « last call » ou « take-off », une voix mystérieuse et suave appelle les passagers du « vol AF008 à destination de New-York/JFK, [pour un] embarquement immédiat porte E63 » pendant que les vahinés tahitiennes défilent devant moi en tiaré et couronnes de fleurs sur le chemin de Papeete ; j’en suis réduit à faire fonctionner mes sens et surtout mon esprit pour partir moi aussi en voyage. Bien sûr, j’ai souvent envie de piquer le billet du passager mais "voler, c’est mal" alors je me contente de rêver naïvement qu’une bonne âme va me proposer, au débotté, de m’emmener dans ses bagages (en première et dans des palaces of course).

Maintenant qu’on est de plein pieds dans la période des grands départs, les business(wo)men ont cédé la place aux touristes – familles, couples, bandes d’amis – dont le défilé permanent me rappelle cette réalité que je ne connaîtrai pas cet été encore : les vacances. Certes, je suis habitué à passer mon été au boulot, et il faut reconnaître que cela me convient assez bien, mais en même temps plus les jours passent et plus je sens que 1 ou 2 week end-breaks prolongés auraient été appréciables. Surtout, tôt ou tard, je vais être légèrement frustré de ne pas profiter de la mer, ne serait-ce que quelques heures, et ce malgré les ignobles créatures qui y habitent. Allez, il me reste l’Aquaboulevard…

Habituellement, dés que je reviens d’un séjour, à l’étranger ou pas, j’en programme un autre ; ça m’aide à patienter. Néanmoins, depuis 6 mois, des éléments divers et variés m’empêchent de faire plus que des plans un poil tirés sur la comète ; j’ai ainsi du renoncer à 2 ou 3 opportunités de voyage à l’étranger et je doute de pouvoir en concrétiser une autre d’ici la fin de l’année, faute de véritable occasion ou de créneau. De même, j’ai souvent envie d’un plan plus ou moins fou qui se déciderait en dernière minute, entre coup de tête et surprise, mais, là aussi, les contraintes ne sont pas nulles. Enfin, sait-on jamais…Et puis, obstacle en moins, les milliers de miles accumulés sur ma carte de fidélité me rendent virtuellement possesseur d’un ou plusieurs billets d’avion vers n’importe quel point du globe ; c’est déjà un début ! De toute façon, si ça n’est pas en 2007, ce sera en 2008 ; mon passeport est prêt. En attendant, je continuerai de jouer l’agent de voyages pour mes amis ou ma famille tout comme je voyagerai – par la pensée du moins – grâce aux cochonneries souvenirs qu’ils ne manqueront pas de me ramener.

Et puis, tout n’est pas si noir : je passe quand même mon été à Paris, the place que the world entier nous envie (ou alors c’est qu’ils n’ont aucun goût). En plus, on arrive dans la meilleure période pour en profiter, si toutefois le temps veut bien y mettre du sien: 14 juillet – 15 août. Sans compter le retour de Paris-plage et l’arrivée de Vélib ! Rrôooh, ça sent les séances farniente à The-Beach-sur-Seine et les chevauchées fantastiques à pédales à plein nez… !!!

vendredi 25 mai 2007

American experience: pèlerinage en terre sainte


Quand on est un « bon » chrétien, on va à St Pierre de Rome, comme le musulman à La Mecque où le juif à Jérusalem. Et quand on est Coke addict (la boisson, pas la poudre), on va à Atlanta, aux sources de la Coke sensation, visiter le temple dédié à cette boisson vénérée, le World of Coke.
Au cours de mes quelques mois passés outre-atlantique, j’ai donc eu l’occasion de me rendre dans ce lieu que je rêvais de visiter depuis que j’en avais entendu parler (on a les rêves qu’on peut…), étant un vrai fan de la boisson comme de la marque.

Bon autant vous dire tout de suite, si jamais l’un d’entre vous à ce moment m’enviait, que la suite risque de vous faire déchanter (mais bon le mythe reste le mythe). En gros, ce musée – ou espace de promotion à entrée payante – est une belle supercherie ; pas grand-chose à voir et pas grand intérêt (en même temps, à bien y réfléchir, je vois pas trop ce que je pouvais en attendre).

Dans une pauvre salle mal éclairée, agrémentée d’une fausse chaîne d’embouteillage fonctionnant en circuit fermé pour amuser la galerie, on (re)découvre l’histoire de cette boisson, à l’origine conçue par un pharmacien qui vendait le breuvage au verre pour ses vertus curatives (un bon argument pour clouer le bec à celui qui vous dit que le Coca c’est pas bon pour la santé ; bon, en même temps, l’un n’empêche pas l’autre). Après un séance ciné où on a droit à une rétrospective de toutes les pubs Coca ou presque (bof,bof, à part celles avec les ours - nostalgie quand tu nous tiens…-), il est déjà temps de passer au clou du circuit, cause sans doute de mes phantasmes pré-visite : la World of Coke fountain.

En gros il s’agit d’une fontaine où l’on peut tester – gratuitement bien sur et sans limite – des dizaines de boissons produites par The Coca Cola Company ; autrement dit toutes les sortes de Coca, de Sprite, de Fanta, et quelques dizaines d’autres breuvages inconnues (et qui ont toutes les raisons de le rester) produits spécifiquement pour un marché, de la Chine à Madagascar, en passant par l’Allemagne ou l’Equateur.
Autant vous dire qu’après quelques micro-verres, on est déjà écoeuré ; le forfait illimité trouve donc vite ses limites vu que la gerbe n’est pas loin. Je suis peut etre puriste mais a part le Coca Classic (voire le Lemon, le Sangho et, les jours où je suis bien réveillé, le Vanilla), j’ai trouvé tout le reste immonde. La palme du pire va sans conteste au Fanta, sous ses nombreuses d
éclinaisons (certaines correspondants visiblement à des particularismes régionaux), dont pas une ne rattrape l’autre ; en même temps, quand on voit juste la couleur (vert fluo, rose fluo, violet), ça ne laisse rien présager de bon. ; eh bien, au goût, c’est encore pire !

Clou de la visite, on termine par la boutique souvenirs, aussi grande (ou petite c’est selon) que le musée en lui-même. Et là, comme vous pouvez l’imaginez, le temple du bon mauvais goût s’offre à vous : caleçon Sprite, tongs Fanta, sac de soirée en strass Coca…Néanmoins, sans doute sous les effets du cocktail de boisson qu’il vient d’ingurgiter, le touriste trouve le moyen de se faire plaisir tout en faisant plaisir à The Coca Cola Company en lui faisant don des dollars qu’il ne lui a pas laissé en achetant ses boissons, alors même que ces dollars lui auraient pourtant été bien utiles pour soigner plus tard ses problèmes de poids ou de diabète…Mais bon, dans un pays où l’eau est souvent aussi – voire plus – chère que le doux nectar, il faudrait être fou pour se priver de ce plaisir. Always Coca Cola…

jeudi 10 mai 2007

American experience: repeat after me

On apprend l’anglais pendant plus de 10 ans. On fait des stages l’été et des séjours à l’étranger pour s’améliorer. On passe le TOEIC, le TOEFL, le GMAT, qu’on obtient avec des scores plus qu’honorables si bien qu’on croit que ça y est, on maîtrise grâaaave. Du coup, on marque « anglais courant » voire « bilingue » sur son CV (oui, c’est un peu présomptueux).
Et un jour, dans une situation toute bête, on se prend le retour du boomerang, celui qui ramène à la réalité. Et là, y a plus qu’à ajouter : « Cassééé ! » :

(La scène se passe dans un avion américain, au moment du service)
- L’hôtesse: What would you like to drink Sir ?
- Meteor: A Coca Cola please
- L’hôtesse: …???
- Meteor: A Co-ca Co-la.
- L’hôtesse: …???
- Meteor: you know, a Côo-ca Côo-la…
- L’hôtesse: …???
- La passagère à côté: I think he wants a Coke.
- L’hôtesse: oooh, Ok!
- Meteor: Thank you!

Conclusions pour moi-même :
1. Ne pas oublier que l’anglo-saxon est économe dans ses mots et qu'il va droit au but ; il dira donc Coke plutôt que de gaspiller sa salive pour le trop long Coca Cola.
2. Dans le doute, abstient toi. Sprite ou orange juice, c’est peut être pas la même sensation, mais ça permet d’être compris du premier coup.

jeudi 3 mai 2007

Au pays du soleil levant…enfin, presque…

Le Japon est un pays qui me fascine, et ce depuis longtemps. Pourtant j’aurais du mal à expliquer pourquoi : je ne suis pas fan de mangas, je n’ai toujours pas vu Lost in translation (mais j’ai par contre adoré Stupeurs et tremblements qui offre une plongée saisissante dans le monde du travail nippon) et au final je ne connais pas grand-chose de ce pays. Sans doute l’ignorance et le mystère qui l’entoure encouragent t-ils d’ailleurs cette fascination. Au-delà du Japon, c’est d’ailleurs toute l’Asie qui reste encore un continent inconnu pour moi et une destination que je rêve de découvrir.
Aussi, à chaque fois que dans un magazine je tombe sur un récit, des photos de ce pays, l’envie de voyage m’envahie. Ne reste plus qu’à trouver l’occasion (ou l’accompagnant parce que je cherche toujours la personne qui ait envie d’y aller !) ; on va dire que 2008 ou 2009 sera l’année…ah, mince, j’ai déjà prévu d’aller à 10 autres endroits ces années là…bon, ben faudra faire un choix…
Au moins, cela me laisse le temps de peaufiner mon japonais…qui se limite pour l’instant à 3 mots (dont un appris grâce à…Taxi !). J’ai déjà pensé plusieurs fois m’y mettre sérieusement mais l’expérience chinoise – entre ses 4 tons que je n’arrivais pas à différencier, ses idéogrammes impossibles à mémoriser, etc…- a refroidi mes ardeurs ; j’avais rapidement arrêté.
En fait le Japon m’intrigue parce qu’étant une civilisation et une culture très différente de la notre, et notamment par ce mélange de modernité et de tradition (voire conservatisme) qui semble habiter la société et les modes de vie à tout les niveaux: les grattes ciel et les innovations dernier cri y côtoient les coutumes les plus ancestrales (le cérémonial du thé, les bains, le shintoisme, le sumo, la politesse poussée aux extrêmes…). De même, le japonais (ou l’image que j’en ai) est un sujet d’interrogations qu’ils s’agissent des midinettes hystériques, à mi-chemin entre gravures de mode, ados attardées et rebelles au système, du touriste japonais, qui vit en groupe et limite ses contacts avec l’extérieur à une prise de photos en rafale avant de regagner son car, ou de l’homme d’affaires nippon, toujours très propre sur lui et très respectueux mais qui offre un visage fermé – pour ne pas dire inexpressif – à la limite de l’hypocrisie. J’ai entendu des témoignages très divers de personnes qui avaient visité le pays : certaines se sont senties montrées du doigt (le pays est parfois considéré comme hostile voire raciste vis-à-vis du gaijin, l’étranger) tandis que d’autres sont tombées sur des gens adorables, avides de rencontrer et de faire partager les secrets de leur archipel.

En attendant d’aller au pays du soleil levant, et à Tokyo en particulier, je poursuis donc ma découverte à distance ; bon, ok, par le petit bout de la lorgnette et 10 ans après tout le monde puisque j’ai testé pour la première fois la semaine dernière la cuisine japonaise.
J’avais vu plusieurs fois des reportages sur cet art culinaire qu’est la confection des sushis et j’avais donc envie depuis longtemps de tester. Au moins par curiosité et pour le plaisir des yeux. Vu que je ne suis pas particulièrement fana de poisson (à part le poisson pané…c’est dire…) et que ma dernière expérience de découverte de la nourriture asiatique – pratiquée à Chinatown à New York à l’automne – avait vu arriver dans mon assiette le contraire ou presque de ce que je pensais avoir commandé (malgré tout, l’expérience avait été très sympa et pour le coup dépaysante ; ça changeait du hamburger-frites !).
A Paris les soi disant restaus à sushi ne manquent pas (près de 600 !) ; le tout était donc d’éviter de se retrouver dans l’usine, le truc branchouille crée pour suivre la mode ou l’ex-chinois reconverti qui n’aurait de japonais que le nom. Après un épluchage des recommandations-critiques des internautes sur 2-3 sites, direction la rue du Bec fin dans le 1er et le restaurant Myazaki, qui offre l’indéniable et suprême plaisir de pouvoir manger en terrasse. Pour ma part j’opte pour le menu afin de ne pas me limiter aux seuls sushis et dérivés, en choisissant un sashimi de thon rouge comme poisson. Au final, une découverte culinaire agréable (bon l’extase ce sera pour une prochaine fois ; le poisson cru ça reste quand même du poisson !), la galère à de manger avec des baguettes et un service sympathique qui ne peuvent que m’inciter à renouveler très vite l’expérience.
Sayonara !

mercredi 18 avril 2007

American experience: welcome to the (un)real world

En apprenant la nouvelle de la fusillade survenue hier sur le campus de Virginia Tech, je n’ai pu m’empêcher de penser au ressenti qui était le mien lorsque j’étais étudiant dans une université américaine. Comme l’expérience remonte à il y a quelques mois à peine (fin été 06 – début hiver 07), les souvenirs sont encore fortement présents. D’ailleurs, dorénavant, je reviendrai probablement régulièrement sur ce blog sur quelques moments ou anecdotes qui ont jalonné mon séjour.

Mais revenons à ce massacre. L’absurdité de ce second amendement qui garantit aux citoyens américains le droit de porter une arme est une fois de plus démontrée par ce coup de folie. Pourtant ce droit demeure et il semble qu’une majorité – écrasante ? – d’américains soient pour. Dans Bowling for Columbine, Michael Moore montrait cette gun culture qui nous paraît si étrange vue d’ici. Je me souviens notamment de cet adolescent qui devait avoir mon âge et ne comprenait pas en quoi avoir fabriquer quelques litres de napalm « pour s’amuser » pouvait être problématique. C’en était surréaliste…

Durant mes quelques mois passés outre-atlantique, il y a eu 2 ou 3 tueries dans des établissements scolaires, heureusement moins dramatiques en nombre de victimes. Systématiquement, une sorte de peur – ou du moins d’appréhension – m’envahissait quand j’apprenais la nouvelle, comme si je sentais que je pouvais à mon tour être confronté à tout moment à la folie destructrice d’un individu dans ce pays où avoir une arme est monnaie courante.
Habituellement, je ne verse pas dans la paranoïa tout comme je ne suis pas du genre à me sentir en insécurité lorsque je déambule quelque part, fut ce à 4h du matin et dans des rues désertes. Au contraire, ce sont des moments que j’apprécie, voire que je recherche. Mais durant mon séjour chez l’oncle Sam, je me suis senti moins libre dans mes déambulations nocturnes, du moins dans la ville où j’étais. Il ne m’est certes rien arrivé mais le doute voire le malaise m’ont fait adopter une certaine prudence, assez inhabituelle par rapport au comportement que j’ai en France (ou même dans d’autres pays que j’ai visité).

En fait, dés mon arrivée, le ton était donné : des rues désertes un dimanche soir en plein moins d’août dans ce qui est censé être le cœur de la ville, ça jette un trouble ; surtout quand les 3 personnes que vous croisez ont l’air louches et que la seule vie que vous percevez provient d’un flic arrêtant un type à la mine patibulaire. Très vite, j’ai d’ailleurs pu vérifier que personne ou presque ne marchait dans les rues une fois la nuit tombée comme si l’on risquait un guet-apens à tout instant.
Comme pour accréditer cette ambiance pesante, la visite de l’université et de son environnement m’a confirmé qu’on était peut être pas au pays des Bisounours : ainsi notre université disposait de sa propre police chargée de veiller à la sécurité des élèves et des abords du campus. Et toutes les rues étaient équipées, à raison d’une unité tout les 50m, d’emergency box, autrement dit un poste de téléphone permettant d’appeler le shérif en cas d’agression.
Tout ceci me faisait plutôt rigoler jusqu’à ce que 2 étudiants étrangers se fassent agresser en plein jour et finissent en soins intensifs tandis que quelques jours plus tard, dans la résidence universitaire, un autre étudiant se faisait tirer dessus par un de ses « amis » qui aurait tenté de le racketter. Alors que la presse locale s’emparait de ces affaires, la direction de l’Université tentait de reprendre les choses en main et diffusait notamment son Security Report 2005 où l’on avait le compte des agressions aux armes à feu, armes blanches, etc…qui s’étaient produites au sein même du campus ; pas très rassurant. Pour le coup, on se dit que les films et fictions américains peuvent aussi ne pas nécessairement exagérer la réalité. Aussi je pouvais comprendre que des étudiants demandent à la police des les escorter jusqu’à leur résidence en sortant de cours à 22h alors qu’au début je trouvais ça excessif.

Bref tout ça pour dire que je suis beaucoup plus à l’aise en France ou ailleurs, là où je sais que les armes ne se baladent pas en toute liberté et où la violence me semble – encore – un ton en dessous.