mardi 10 avril 2007

2 précautions valent mieux qu'une

Un petit rappel en ce lendemain de Pâques: aimer le chocolat, c'est bien, mais en abuser - entre autres bonnes choses... - ça peut laisser des traces. Et pas uniquement sur les hanches...
En voici la preuve avec une pub à l'humour
so british:



Et puis pour rester dans la thématique du spot ci-dessus, un extrait de la Minute Blonde et de son inimitable légèreté:


Retour dans la (ville) lumière

8 mois que j’ai quitté Paris. Et si habituellement je ne suis pas (trop) du genre nostalgique, force est de constater que Paris m’a beaucoup manqué au cours de ces derniers mois. M’en éloigner m’a définitivement fait comprendre que j’y poserai tôt ou tard plus que mes valises, pour un certain temps, parce que cette ville a quelque chose qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Pourtant, la première fois où j’y ai habité, pour le coup, je n’y vivais pas; j’étais de passage, la semaine; métro-boulot-dodo en somme. Et le week-end, direction la province. Bref, la sensation de vivre un peu dans un tourbillon permanent, peu propice à l’ennui, mais aussi l’impossibilité de se poser, de partir réellement à la découverte de la ville, au-delà des quelques sentiers re-battus.

L’année suivante, au contraire, j’y ai vécu. Un peu plus d’une année, sans doute l’une de mes plus belles. L’occasion de vivre la ville au quotidien, dans ses (quelques) défauts et ses (nombreux) plaisirs.

Combien de bons moments passés avec les ami(e)s, les collègues, seul. Les souvenirs et les images se bousculent: ballades à Montmartre, flâneries sur les quais de Seine ou dans l’île Saint Louis / de la Cité, brunchs du dimanche, séances bronzage-détente aux Tuileries ou square du Vert Galant, pique niques au champs de Mars ou au parc André Citronën, ascension de la Dame de fer, promenades au bois de Boulogne (de jour, hein !), shopping à St Lazare-Opéra, déambulations sur les grands boulevards, aux Halles ou à Pigalle, Paris le jour, Paris la nuit, à pied, en métro, en bus…Ajouter les bars, les boîtes, les cafés, les salons de thé, les restaurants, les terrasses, les grands magasins, les théâtres, les musées, les parcs, les jardins…bref, une ville en mouvement, une ville musée, une ville où il fait – aussi – bon vivre, s’amuser, se promener, et pas seulement quand on est touriste.

Alors, forcément, me dire que dans une semaine je remets ça, pour plusieurs mois, me procure une certaine excitation, de celles que l’on ressent avant que la fête commence.
Avec tant de lieu à (re)découvrir, de choses à faire, de nouveautés à essayer, d’amis à revoir, de rencontres à faire, l’été sera beau, l’été sera...

Cette allégresse, elle me rappelle celle qui conclu La Vie Parisienne, géniale opérette d’Offenbach que j’avais eu la chance de voir il y a un certain temps et qui illustre pour moi parfaitement la magie que la ville lumière peut exercer.
Dans l’euphorie des bulles de champagne qui s’échappent, grisé par une soirée qui s’annonce festive, toute la troupe se met à célébrer Paris, par ses chants et ses cris, dans un galop d’enfer joué par un orchestre déchaîné.


Oui, voilà, voilà la vie Parisienne

du plaisir à perte d’haleine !

Oui voilà, voilà la vie parisienne

voilà, voilà, voilà, le bonheur est là !

Des amants, des maîtresses

qui s’aiment en riant.

Des serments, des promesses

qu’emportera le vent !

Des chansons qui babillent

des baisers pris et rendus,

Des flacons qui pétillent,

en avant les grands crus !

Des maris infidèles

au bercail ramenés !

Des séducteurs modèles

bernés et consolés !

Drames et comédies

allant tant bien que mal ;

Puis après ces folies,

un pardon général !

lundi 9 avril 2007

Cho ka ka o, cho cho cho chocolat

[c'est fou ce que je suis inspiré par les chanteuses à texte en ce moment...]

Il parait que Paques est une fête religieuse...Il parait, parce qu'en impie que je suis, Pâques se résume pour moi à la résurrection de mon estomac plutôt qu’à celle de Jésus.

Et encore, le terme résurrection est inexact car, contrairement à ceux qui font le Carême, je n'ai nullement jeûné au cours des semaines précédents Pâques. En fait, mon estomac n’a pas vraiment besoin de préparation ; les engloutissements de sucreries soudains et rapides, il connaît... [petite précision : je ne suis pas le bibendum Michelin pour autant (loin de là)]

Pourtant, cette année encore, je pensais que ma relation aux chocolats de Pâques se limiterait à les voir baver devant eux dans les rayons de supermarché.
Certes, je ne crois plus depuis longtemps au mythe des cloches qui au petit matin viennent lâcher leur sympathique cargaison dans les jardins ; mais après tout je ne crois plus non plus au Père Noêl et malgré tout, il continue à passer chaque année...
Néanmoins, après près de dix années d’oubli, les cloches ont pensé à moi cette année : quelques Kinder accompagnés des chocolats qui font fureur dans les réceptions de l’ambassadeur.
Pas de quoi faire une orgie non plus.
Par contre, à l’avenir, Mesdames les cloches, évitez le Kinder original parce qu’aujourd’hui c’est plus le jouet qui m’intéresse mais la quantité de chocolat disponible…
Bon c’était quand même pas si mauvais ; la preuve, j’ai déjà tout fini…

Miroir, miroir, dis moi pour qui je vais voter

Dans 15 jours déjà, ce sera l’heure du choix, du moins pour le premier tour.
Je pense savoir depuis quelques semaines quel bulletin je vais glisser dans l’urne. Mais avant de figer mon choix définitivement, j’aimerais prendre le temps de relire en détail le programme des 3 principaux candidats et réfléchir un peu sérieusement et de manière non décousue aux raisons qui vont me pousser à voter pour untel. Parce que c’est pas en regardant la télé que je vais pouvoir asseoir mon opinion, tant les débat et l’analyse y sont souvent escamotés au profit de la simplification, de l’image et de la communication. Heureusement il reste la presse écrite.

En attendant la séance réflexion, je me suis amusé (oui c’est quand même plus simple et plus rapide) à faire les tests proposés par certains sites qui prétendent nous dire de quel candidat on est le plus proche.
Certes, je ne compte pas sur ce genre de tests pour me positionner ou encore moins me dire pour qui je dois voter mais par curiosité je suis allé voir.

Donc j’ai commencé par Quel candidat afin de savoir « quel candidat [me] ressemble » (sic).
Il y a un nombre très limité de questions, notamment sur des problématiques essentielles quand elles ne sont tout simplement pas absentes ; donc crédibilité assez limitée.
Mais bon dans l’ordre les candidats qui me ressemblent seraient :

  1. Ségolène Royal, à 64%
  2. François Bayrou, à 56%
  3. Marie Georges Buffet, à 48% (bon là vu la surprise, ça en est même drôle ; ne cherchez plus, vu leurs brillants scores dans les sondages, je suis le seul, l’unique coco ou presque)
  4. Dominique Voynet, Nicolas Sarkozy et Frédéric Nihous, à 44% (Et Chasse, Pêche, Nature et Traditions, c’est tout à fait mon mode et ma philosophie de vie…)


Vu ma perplexité face aux résultats, je suis allé ensuite sur Politest, « le test pour vous positionner politiquement »…
Je l’ai trouvé un peu mieux fait mais, là aussi, sur plusieurs sujets, j’ai dû choisir ma réponse par défaut, faute d’en trouver une qui s’accorde exactement avec ma vision.
Il en résulte que je serais donc plus proche :

1. de l’UMP, « tendance centriste », autrement dit les ex-UDF qui ont migré vers l’UMP (le problème c’est que je peux quand même pas faire de Douste Blazy – alias le Con d’Orsay – mon maître à penser ; il y a des limites…)

2. de l’UDF

3. du PS, « aile droite du parti »


Donc pour résumer, dans l’un je suis PS et pour l’autre c’est l’UMP…Et avec ça je fais quoi… ? Ou alors je choisis le 50 : 50 et je reprends à mon compte le slogan de Bayrou pour qui « en-tre la gau-che et la droi-te, il y a le cen-tre ».

Et c’est là où le test rejoint quelque peu la réalité ; finalement ces résultats traduisent peut être ma perplexité face au traditionnel clivage et à l’affrontement stérile qui en résulte, mon refus de la pensée manichéenne qui verrait le bien dans un camp et le mal dans un autre.

A suivre donc.

samedi 7 avril 2007

Philosophie de comptoir

La positive attitude, J’ai besoin d’amour, Week end…Autant de concepts de vie auxquels j’adhère.

Et si inconsciemment Lorie était devenue ma philosophe de référence, l’esprit dont les brillants écrits guideraient mon action ?

J’ai retenu de mes cours que la philosophie c’était la recherche de la vérité. Eh bien là, on va peut être s’arrêter avant parce que rien que de poser la question, ça fait mal…

vendredi 6 avril 2007

Ras les tifs

Aujourd’hui c’était séance coiffeur, parce que je le vaux bien j’en avais bien besoin.

J’aime bien y aller parce que ça veut dire que pendant un mois j’aurai pas besoin de me prendre la tête pour me coiffer le matin. Ce qui veut dire quelques précieuses secondes / minutes d’économisées, au moment où généralement je commence à être en retard.

Et puis le salon de coiffure, c’est tout un monde, assez bien résumé d’ailleurs par Muriel Robin dans un de ses sketchs. Pendant 20 ans ou presque, je suis allé au même endroit, un salon mixte; l’occasion d’entendre des discussions de haute volée (du niveau de ce billet) entre quelques vieilles et la coiffeuse : entre commérages et sujets culinaires / pratiques. L’occasion de vérifier le fossé entre générations. Pendant ce temps là, j’avais droit aux séances philo de mon coiffeur : « tu sais, la vie, c’est… ». Parfois j’avais un peu envie de rire mais il était bien sympa et puis je pouvais aller me faire couper les cheveux les yeux fermés. On ne peut pas en dire autant de tous les salons ; le pompon c’était un salon à Marseille où, pendant qu’il me coupait les tifs au sécateur à la va-vite, le type commentait les résultats de l’OM ; inimitable, tout comme ma coupe d’ailleurs.

Mais s’il y a un moment que j’aime tout particulièrement chez le coiffeur, c’est…le shampouinage. Autant je ne ressens rien de particulier quand je me fais mon shampoing, autant un shampouinage professionnel c’est autre chose ! J’ai parfois l’impression que mon cuir chevelu est (presque) une zone érogène (bon, à condition d’oublier qui me fait le massage capillaire).
Malheureusement, aujourd’hui la sensation était mitigée; mon nouveau coiffeur ne doit pas être un grand shampouineur. Mais il coupe bien les cheveux et c’est quand même l’essentiel.

24h chrono


Embarquement immédiat. Le temps d’un aller-retour. Pas vraiment le temps de flâner mais suffisamment pour un entretien, le but du voyage. Et puis quelques instants de liberté quand même. Assez pour marcher un peu, passer devant quelques hauts lieux et profiter du soleil. Ensuite, déjeuner-retrouvailles. Sympa mais trop court. Il faut partir, pour ne pas rater l’avion. Courir. Ce sera juste. Heureusement, à bord, la bande son invite à la quiétude et au relâchement. La journée est finie, le voyage s’achève. Trop bref. Mais dans 10 jours, c’est le come-back et pour longtemps. La bonne nouvelle, tant attendue. Alors…

C’est une belle journée dirait Mylène. Ça fait pia, pia, pia dans mon corps rajouterait Mia.

mercredi 4 avril 2007

Le pouvoir des rêves

Il y a quelques jours, dans le ciel genevois, un homme est parvenu à apprivoiser un vieux rêve caressé par des générations successives jusque dans la mythologie grecque qui lui a laissé un nom : le rêve d’Icare.

En oubliant ses limites d’être mortel grisé qu’il était par le pouvoir et la joie que lui procurait ses fameuses ailes, Icare avait commit le pêché d’ubris et s’en était vu rappelé les limites de sa condition en subissant les foudres divines, signant ainsi l’échec de sa tentative qui pouvait désormais rejoindre le panthéon des rêves.
Mais, conséquence du suprême pouvoir évocateur dévolu au rêve, ce ressort exclusif du monde animal n’a cessé depuis de fasciner l’homme. Aussi, malgré la funeste conclusion du mythe d’Icare, nombreux sont ceux qui ont essayé de le dompter.
Moi-même, je rêverai de posséder cette capacité, ne serait ce que quelques instants. Il faut dire que le fait de voler est source d’intrigue et de nombreux fantasmes qui ne cesseront probablement jamais de m’habiter. J’aimerais tant connaître les sensations qui en découlent : se sentir léger, s’envoler, observer la terre depuis le ciel, aller en toute liberté et sans contraintes là où le vent nous porte, toucher les nuages, se perdre dans l’azur du ciel…


Certes, depuis l’avènement de l’aviation, le vol n’est plus un domaine tout à fait inaccessible. Mais la machine constitue en quelque sorte un obstacle entre l’air et nous, nous privant du contact avec les éléments et diminuant d’autant la sensation de voler et de pleine maîtrise de notre destinée. De même, le deltaplane, le parapente ou la chute libre sont sans doute des moyens de se projeter dans ce vide et de se laisser planer comme un oiseau, au gré des courants ascendants et descendants ; mais, là aussi, l’impression de vol et les pouvoirs qui lui sont rattachés restent partiellement une illusion.


L’aventure de Yves Rossy, alias FusionMan, est, elle, un pas de plus dans la conquête de ce pouvoir. Cet aviateur suisse est devenu le premier homme à voler sous une aile directement intégrée à sa silhouette et propulsée par des réacteurs. Ainsi grâce à ce mécanisme, il est en prise directe avec l’air et acquiert parallèlement la maîtrise de son déplacement, certes pour une durée limitée dans le temps. Largué d’un avion, FusionMan ajuste son aile et déclenche son mécanisme propulsif, prêt à entamer alors un vol de quelques minutes, avant de revenir sur terre en parachute. Son prochain objectif sera de trouver une solution lui permettant de décoller et d’atterrir de façon autonome, de sorte qu’il puisse maîtriser l’ensemble du domaine de vol. Bien entendu, FusionMan n’est pas un oiseau mais il est en quelque sorte le premier humain doté des capacités d’un aéronef, avec les possibilités que cela implique.

Et le voir en train de voler au dessus des montagnes suisses, entre les nuages et les crêtes enneigées, donnant cette impression de ne faire qu’un avec l’air et de jouir d’une liberté (presque) infinie, forcément, ça fait rêver…
Et comme, on n’est sans doute pas prêt de pouvoir en faire autant, on rêvera encore longtemps…ce qui n’est peut être pas plus mal puisque cette inaccessible envie nous permet de rester émerveillés tout comme elle génère de bien agréables émotions.

Pour en (sa)voir plus : www.jet-man.com

lundi 2 avril 2007

Mémoire courte

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de voir La vie est belle, le film de Roberto Benigni sorti il y a quelques années déjà. Je connaissais vaguement le sujet et c’est peu dire que je n’étais pas emballé à l’idée de passer une soirée à me remémorer les horreurs de la seconde guerre mondiale. De plus le principe d’une comédie, fut elle dramatique, sur un tel sujet me semblait curieux, pour ne pas dire de mauvais goût.
Et pourtant…j’ai été ému par la façon détournée adoptée par Benigni pour revenir sur cette tragédie, touché par ce père qui tente de faire passer la déportation pour un jeu auprès de son fils afin que surtout il ne prenne pas conscience de ce qui se trame autour de lui.

En sortant, je n’ai pu m’empêcher de repenser à une autre oeuvre qui aborde cette période: Le Pianiste de Polanski. Ce film m’a marqué, je crois pouvoir dire à vie. Je m’en souviens presque comme si c’était hier. Une amie m’avait proposé d’aller le voir, en sortant de cours, un soir d’hiver. Le jour venu, harassé par ma journée, j’aurais aimé renoncer, ayant plutôt envie d’une pause insouciante avant de me remettre à mes exercices de maths ou d’économie jusque tard dans la nuit ; mais voilà j’avais dit oui. Oui à ce qui allait être le film le plus insoutenable et le plus marquant que j’ai pu voir; 3 heures de déferlement d’horreur et de violence à l’écran, de souffrance, de dégoût et de honte pour moi, sur mon fauteuil. Alors, imaginer ce que cela devait être dans la réalité…Ce soir là, j’ai senti plusieurs fois les larmes mouiller mes yeux. Le générique terminé, j’ai eu du mal à reprendre mes esprits, du mal à rentrer chez moi, à me remettre au travail, comme si de rien n’était. J’étais hagard, sous le choc, incapable d’articuler la moindre parole. Et, paradoxalement, je ressentais une certaine joie de pouvoir savourer la vie insouciante qui était la mienne, une chance inouïe d’y avoir droit, limite honteuse quand je repensais à mes motifs habituels de contrariétés.
Bien sur je ne découvrais pas à travers ce film cette noire période mais la force des images conjuguée à l’absurdité et à la cruauté sans limites des hommes et de la réalité m’avaient touché dans ma chair et ma conscience, plus sans doute que n’importe quelle leçon d’histoire.
Pourtant, je sais que je ne reverrai jamais Le Pianiste ; une fois m’a suffit. Les images de certaines scènes me hantent encore et sont autant de piqûres de rappel de ce qui c’est passé, pour ne pas oublier et en tirer les leçons pour le présent, pour l’avenir.



Mais pourquoi reparler de ces films aujourd’hui ?

Parce que je ne peux m’empêcher d’y repenser quand je vois la situation actuelle, celle d’un homme qui n’a même plus besoin de faire campagne et se contente d’observer, en retrait, et d’attendre son heure, ayant réussi à tromper son monde sur sa nature profonde et faire oublier ses propos. Et voir ce quelqu’un qui a pu qualifier de « détail de l’histoire » les camps de concentration apparaître aujourd’hui comme un personnage presque respectable, presque comme un autre, j’en ai honte pour moi, mon pays, quand je repense à tout ceux qui ont vécu cette horreur, et qui pour la plupart n’en sont pas revenus.
Alors imaginer que des millions de personnes s’apprêtent à voter pour cet homme là, comme si d’ailleurs le choc du 21 avril était oublié, juste pour ce « détail », et quels que soient les raisons de leurs choix – que d’ailleurs je risque de ne pas partager mais c’est un autre débat – je ne peux pas comprendre.
Aussi, j’ai l’impression que beaucoup de nos compatriotes auraient justement bien besoin d’une piqûre de rappel ; pas de discours, juste des images, un témoignage de ce qui s’est passé et que beaucoup ont, sinon oublié, du moins enfoui au fond de leur mémoire, par delà leur conscience.

Lors de la course aux 500 signatures, on a parfois dit que la non présence de Jean Marie Le Pen à l’élection pourrait fausser le jeu de la démocratie et je dois dire que j’étais assez partagé sur cet argument. Mais voilà, ne serait ce que pour « ce détail », je ne crois pas qu’un tel parti fasse honneur à notre démocratie et mérite d’y avoir une place. Par devoir de mémoire.


dimanche 1 avril 2007

Il est frais mon poisson

Pour ce 1er avril, il y a deux types de blagues possibles :

  • Celles qui peuvent se retourner contre leur auteur :

Ainsi, Marianne nous raconte dans son édition de la semaine les (més)aventures d’Amir, un bosniaque de 45 ans, qui a monté un vrai bon canular mais qui lui a valu de se faire du mal en affrontant la cruelle vérité.

Amir avait décidé de compter ses « vrais » amis et pour cela a lui-même organisé son propre faux décès et ses fausses obsèques, en graissant la patte aux employés de mairie et aux croques mort de son village. Puis il a envoyé un courrier à ses 45 amis où étaient annoncé la funeste nouvelle et la date de l’enterrement.

Le jour de ses supposées obsèques, Amir s’est caché derrière le cimetière pour observer sa propre fausse cérémonie d’adieux.
Et il a pu constater que…seule sa mère avait fait le déplacement pour lui faire un dernier au revoir…

  • Les classiques, pas forcément très originales mais sans conséquences :

C’est pour celles-ci que j’ai opté grâce à L'internaute.

Une partie de ma mailing list va donc recevoir des faux avis de redressement fiscal, d’évacuation en urgence pour cause de présence d’un boa dans leur rue, d’inscription à une émission de real-tv ou d’arrivée impromptue à leur domicile d’un des candidates à la présidentielle pour un dîner en face en face dans le cadre d’une séquence immersion dans la vraie France (et inutile de préciser que j’ai bien évidemment choisi des candidats qui collent « parfaitement » aux affinités électives de mes contacts…).

Bon, je sais pas si ça va les faire rire mais en tout cas, en bon potache de 5 ans d’âge, je me suis bien amusé et j’attends avec impatience les réactions…niark, niark…