mercredi 9 mai 2007

Le ridicule ne tue pas...ou pas

A Neuilly, on ne craint pas d'afficher son soutien à l'enfant du pays (en même temps la prise de risque est limitée vu qu'il y a obtenu 87% des suffrages), y compris chez le patissier avec cette oeuvre du meilleur goût...

Donc si je comprends bien la métaphore, avec Nicolas, les portes du paradis s'ouvrent à nous ? Et le patissier s'ouvre celles de l'Elysée ?

mardi 8 mai 2007

Vis ma vie (de prisonnière)

Je suis fan J’étais fan de Vis ma vie. Oui, je sais, c’est lourd à porter. Pourtant je n’ai pas encore entamé de psychothérapie car la nouvelle formule de l’émission, très décevante, a eu raison de mon fanatisme…qui s’est donc reporté sur quelque chose d’encore plus haute volée : Confessions Intimes.
J’ai un certain chic pour les programmes débiles et de mauvais goût et je l’assume (mais je m’aperçois en discutant avec les gens que beaucoup sont eux aussi « tombés par hasard » sur telle émission…qu’ils ont en fait regardé du début à la fin…). Toutefois, contrairement aux apparences, je regarde peu la télé (un peu entre 19h et 21h et quelques émissions de seconde partie de soirée – en fait je m’en passe assez aisément, pas comme Internet) et plutôt, voire uniquement, dans le but de me divertir (au Xième degré). En même temps je vais pas faire croire que je cherche à me cultiver même si maintenant je sais par exemple comment survivre sur une île déserte (on sait jamais)…
Pour en revenir à notre sujet, j’ai découvert l’émission avec Vis ma vie de naturiste. Il fallait voire notre couple de quinquas sudiste recevoir, à poil dans leur salon, la quadragénaire coincée et lui proposer de se mettre à l’aise (à leur façon) parce que « de toute façon, on est tous faits pareil ». Un grand moment qui m’a mis le pied à l’étrier et figure aujourd’hui dans mon top 3 avec Vis ma vie de danseur au Lido et Vis ma vie de toiletteur pour chien.
Si les clichés ne sont pas évités, la rencontre de personnes et/ou d’univers à priori contraires a aussi pu déboucher sur des expériences surprenantes, souvent cocasses, parfois émouvantes dont il me reste encore quelques souvenirs inaltérables (c’est fou la faculté de mon cerveau à garder en mémoire ces choses là et à oublier plein de choses utiles). Et en prime, je suis sûr maintenant de ne pas vouloir faire "gaveur d'oies" ou "toiletteur pour chien" plus tard.

Si je vous parle de Vis ma vie aujourd'hui c'est que, dans quelque mois ou semaines, une personnalité mondiale devrait pouvoir goûter au principe de l’émission, dans sa version Vis ma vie de prisonnière : Paris Hilton, condamnée à 45 jours de prison pour conduite sans permis. Je jubile déjà à l’idée de l’imaginer dans sa cellule, supportant promiscuité (« Ouah, des pauvres ») et privations en tout genre (« Non, vous n’avez droit qu’à une seule valise d’affaires personnelles », « Mlle Hilton, nous ne prenons pas les cartes bleues dans notre établissement »). Je prie d’ailleurs pour que la sanction ne soit pas levée ; ainsi Paris serait non plus dans The Simple Life mais dans The Real Life, tout simplement.
Le seul problème avec cette histoire c’est qu’on va continuer a parler d’elle (oui, je suis l’hôpital qui se fout de la charité) alors que cette fille c’est quand même le néant.

Dernière minute lue sur Yahoo (qui confirme, si besoin en était, la connitude de Paris) :
Après avoir viré son publicitaire qu’elle jugeait responsable de ses problèmes, elle a finalement décidée de le réengager parce qu' « elle était trop fatiguée pour en chercher un nouveau ».
Elle a choisi de faire appel de sa condamnation. Sa tactique de défense vise faire changer l'avis du jury en prouvant que le juge a violé son intimité en exposant la sentence à tous les journaux. Parole d’experte !

lundi 7 mai 2007

A bas la démocratie !

J'ai vraiment pas de chance avec celui (celle) pour qui je vote en ce moment.

Là, le choix était évident quand même ! Encore que j'avais beaucoup hésité entre praliné et marrons (cruel dilemne, non ?).


Eh bien, encore une fois, je suis minoritaire et je l'ai dans le c**. Mes compatriotes ont vraiment des gouts de m**** ! Pour la peine je vais boycotter le gagnant élu et aller faire une manifestation à la Bastille. Aux armes citoyens! (non Mireille, surtout ne chante pas).

[Et oui, j'avais vraiment rien d'autre à foutre pour participer à cette élection...sans doute, l’appel du centre ventre…]

Cultissiiiiime !

Ça a commencé par une rumeur. Confirmée ensuite par un témoignage indirect : « j’ai entendu qu’elle aurait sorti un DVD ». Et puis, sitôt la porte de Virgin franchie, il m’a fallu me rendre à l’évidence : on ne voyait qu’elle, ou plutôt son petit dernier. En tête de gondoles et en têtes des ventes. Avec un gros titre et des photos de figures qui me sont familières : Anne-So, Brigitte, Myriam…Je le pressentais, cette fois c’est sûr : je suis pris au piège. Un objet de tentation de plus, catégorie must-have.

Depuis que j’ai découvert Florence Foresti, j’en suis fou. Fan de ses personnages féminins dans On a tout essayé. Avec un gros faible pour Anne Sophie de la Coquillette, la noble délurée , Brigitte, la bimbo décervelée, Myriam, la maman envahissante ou Michelle, la féminine et délicate habitante de Montfion sur l’Orge. Je me poile à chaque fois devant ces saynètes aux jeux de mots parfois vaseux mais toujours assumés, où les fous rires et moments de solitude sont nombreux. Et j’ai découvert avec bonheur à mon retour d’Amériques que Florence s’était lancée dans la parodie de stars, nous montrant une fois de plus l’étendue de son talent. Aah, Paris, Madonna, Britney, Ségo…by Florence…à voir et à revoir ! Et le sketch « L’avion de Barbie » dans son spectacle, soooo gooood !!!
En attendant de la retrouver (elle attend un heureux évènement), je me repasse régulièrement ses meilleurs moments grâce à Dailymotion ou Youtube. Le problème c’est qu’à chaque fois, je suis bon pour passer une partie de la nuit sur mon ordi, vu que j’arrive pas à m’arrêter.
Alors, je sais que tôt ou tard, je ferai l’acquisition de son dernier DVD – best of de ses meilleurs passages. J’ai réussi à résister le week end dernier mais jusqu’à quand… ???

Brigitte dans ses œuvres:



The top of the best: Florence en Isabelle Adjani et son cèlèbre “Je ne suis pas folle, vous savez !” :


samedi 5 mai 2007

Il y a des soirs comme ça

Pour moi, un samedi soir où je me retrouve seul, chez moi, est un samedi soir loosesque. Bizarrement une situation que j’accepte voire que j’apprécie les autres soirs devient un problème le 6ème jour de la semaine. Ce jour là, plus que tout autre, j’ai besoin de faire quelque chose avec des amis, de voir du monde, d’avoir une vie sociale. Pas nécessairement de faire la bringue – les soirées intimistes ont du bon aussi – mais de sentir la vie, dans ses multiples expressions, et de la partager. Bref ne pas me retrouver en tête à tête avec moi-même. Car sinon j’ai une sensation de manque: manque d’une présence extérieure, des autres, d’entendre des voix, des rires, de sentir des regards, de ne pas pouvoir échanger. Et au final, l’impression d’une soirée ratée. Ainsi qu’un sentiment de solitude, de gâchis, qui mène au spleen.
Ce soir, je me trouve typiquement dans cette situation. Ma journée a pourtant été bien remplie. Mais une fois rentré chez moi à 21h, le spleen m’a rapidement envahi. Parce que mon subconscient sait qu’on est samedi et que ce soir – faute d’amis présents ou disponibles –, je n’ai rien de prévu. Et forcément, je vis mal de passer cette soirée alone, devant mon ordinateur, alors que je devrais (voudrais) être en joyeuse compagnie. Il est vrai que voir toutes ces terrasses bondées, ces tablées joyeuses au cours de mes déambulations de fin d’après midi, me renvoie en pleine face, tel un effet miroir, ma condition de solitaire en cet instant donné. De celui qui aimerait partager mais n’a personne avec qui le faire. Et puis au printemps, les envies sont encore plus nombreuses, comme si l’hiver avait abouti à une certaine frustration qu’il fallait libérer. Au-delà des moments d’amitié, de fraternité, notre esprit, notre corps réclame aussi des moments plus intimes, plus passionnés. Et voir ces amoureux qui se bécotent sur les bancs publics – ou ailleurs –, forcément, ça ne peut que décupler ces besoins, soulever d’autres attentes, parfois très simples, mais qui sont des moments si bons, de complicité, de partage, et qui font le charme de la relation amoureuse : une discussion, un DVD que l’on regarde l’un contre l’autre, une main dans les cheveux, une promenade main dans la main, une étreinte.
Certes, ce soir comme en d’autres occasions, j’aurai pu aller au devant des autres, me jeter dans ce mouvement, cette vie, par un biais ou par un autre. Mais je connais mes limites : l’être sociable que je suis, celui qui a besoin des autres, a aussi tendance initialement à laisser les autres s’approcher, lui adresser un regard, un mot, tout timide qu’il est. Pourtant il progresse, il dépasse régulièrement ses doutes, ses questionnements. Mais il est ainsi fait. Parfois peut être en joue t-il même un peu, presque amusé de passer pour réservé voire distant, et d’observer ensuite les réactions, la surprise presque, quand il révèle sa vraie nature, joyeuse, curieuse, décidée.
J’aurais pu aussi essayer de prendre cette mélancolie à revers, par le rire, grâce à un DVD ou une youtuberie. Cependant, ce soir, l’esprit n’y est pas, comme l’appétit d’ailleurs. Le sourire que je porte en moi, la plupart du temps, et en société, encore plus, est fade. Peut être l’écriture, en permettant de coucher ces sensations par des mots, ou la lecture de billets décrivant des moments semblables vécus par d’autres, en aidant à relativiser, feront du bien à l’âme.
Allez, demain sera un autre jour.

vendredi 4 mai 2007

Echappées crépusculaires

Ce soir, le ciel était lourd. Contrairement aux jours précédents, la pluie a fini par se manifester. Adieu la séance lecture au soleil donc. Mais Paris offre toujours quelque chose à faire ; je ne passerai pas (toute) ma soirée alone at home. Direction le Louvre donc, pour un tête à tête avec le temps. Le vendredi soir, c’est nocturne. D’où une certaine affluence mais que le gigantisme du musée a vite fait d’absorber.
Après un détour par l’exposition Praxitèle (à suivre), je prends la direction de l’aile Sully pour entamer mon périple. Comme à mon habitude, je déambule au gré de mes envies, ou plutôt de mon instinct. Comme dans un labyrinthe. Pas de fil d’Ariane pour m’aider. Juste mon sens de l’orientation, mis à l’épreuve par le plus grand musée du monde. Je me perds parfois mais j’aime ça. L’inattendu, la découverte ; je suis là pour ça. Ce musée, j’y suis venu déjà mais à chaque fois c’est une (re)découverte, entre ce dont ma mémoire a gardé un souvenir, parfois vague, ce dont elle a perdu la trace et le reste, terra incognita. Ma progression se fait lentement, une salle par ci, une heure par là. De quoi tenir bien des décennies.

Dehors, le tonnerre gronde, l’horizon s’obscurcit. A l’intérieur, tout n’est que lumière. L’art en mode majeur. Seul le bruit de la pluie qui résonne sur la verrière vient troubler ce presque silence. On entend parfois le babillement des touristes, des voix qui résonnent. Pas de quoi impressionner ces statues qui ont vu défiler les siècles. Encore une fois, je suis saisi par cette atmosphère, cette vue d’ensemble, plus d’ailleurs que par les œuvres en elle-même. La cour Marly me laisse sans voix, majestueuse et imposante.
Puis je pénètre dans les appartements de Napoléon III. J’aime ce bruit de parquet qui grince sous mes pas. Le décorum en jette, entre dorures, lustres et tentures. Pour rien au monde, je ne voudrai un tel intérieur pour demeure. Pourtant, mon esprit s’évade. Je repense à telle leçon d’histoire ou à tel film. Et puis, le flot des visiteurs est là pour me ramener à la réalité. Je suis au musée. Le monde moderne rencontre le passé. Assez surréaliste d’ailleurs ce mélange des époques, des styles, entre apparat des collections et décontraction des touristes. Les cultures se rencontrent en vitrine – de la Grèce antique à la Renaissance – ou sur leur chemin, quand le discret Japonais croise le volubile Italien.
Pour finir, ce sera un détour par la peinture classique, version Ecole du Nord. Dans la succession des salles, je retrouve De La Tour et son Tricheur. Mon regard s’arrête parfois pour contempler un tableau, admirer un détail ; à d’autres moments il saisi juste une vue d’ensemble ou se perds. Une sensation de tourbillon m’envahit peu à peu, le pas se fait moins dynamique. Dehors, la nuit tombe. Ma visite touche à sa fin, pour ce soir. Le reste, ce sera pour plus tard, dans les semaines, les mois à venir.

Et avec ma nouvelle carte qui m’offre un accès illimité durant un an, je pourrai poursuivre mes pérégrinations quand bon me semble, pour une heure ou plus, sans contrainte aucune. J’aurai même le droit de convier un invité, 2 soirs par semaine. Et si le Louvre, c’était le lieu pour emballer ? En tout cas, assurément un bel endroit pour partager des émotions. Et qui sait, peut être en faire éclore d'autres...

jeudi 3 mai 2007

Au pays du soleil levant…enfin, presque…

Le Japon est un pays qui me fascine, et ce depuis longtemps. Pourtant j’aurais du mal à expliquer pourquoi : je ne suis pas fan de mangas, je n’ai toujours pas vu Lost in translation (mais j’ai par contre adoré Stupeurs et tremblements qui offre une plongée saisissante dans le monde du travail nippon) et au final je ne connais pas grand-chose de ce pays. Sans doute l’ignorance et le mystère qui l’entoure encouragent t-ils d’ailleurs cette fascination. Au-delà du Japon, c’est d’ailleurs toute l’Asie qui reste encore un continent inconnu pour moi et une destination que je rêve de découvrir.
Aussi, à chaque fois que dans un magazine je tombe sur un récit, des photos de ce pays, l’envie de voyage m’envahie. Ne reste plus qu’à trouver l’occasion (ou l’accompagnant parce que je cherche toujours la personne qui ait envie d’y aller !) ; on va dire que 2008 ou 2009 sera l’année…ah, mince, j’ai déjà prévu d’aller à 10 autres endroits ces années là…bon, ben faudra faire un choix…
Au moins, cela me laisse le temps de peaufiner mon japonais…qui se limite pour l’instant à 3 mots (dont un appris grâce à…Taxi !). J’ai déjà pensé plusieurs fois m’y mettre sérieusement mais l’expérience chinoise – entre ses 4 tons que je n’arrivais pas à différencier, ses idéogrammes impossibles à mémoriser, etc…- a refroidi mes ardeurs ; j’avais rapidement arrêté.
En fait le Japon m’intrigue parce qu’étant une civilisation et une culture très différente de la notre, et notamment par ce mélange de modernité et de tradition (voire conservatisme) qui semble habiter la société et les modes de vie à tout les niveaux: les grattes ciel et les innovations dernier cri y côtoient les coutumes les plus ancestrales (le cérémonial du thé, les bains, le shintoisme, le sumo, la politesse poussée aux extrêmes…). De même, le japonais (ou l’image que j’en ai) est un sujet d’interrogations qu’ils s’agissent des midinettes hystériques, à mi-chemin entre gravures de mode, ados attardées et rebelles au système, du touriste japonais, qui vit en groupe et limite ses contacts avec l’extérieur à une prise de photos en rafale avant de regagner son car, ou de l’homme d’affaires nippon, toujours très propre sur lui et très respectueux mais qui offre un visage fermé – pour ne pas dire inexpressif – à la limite de l’hypocrisie. J’ai entendu des témoignages très divers de personnes qui avaient visité le pays : certaines se sont senties montrées du doigt (le pays est parfois considéré comme hostile voire raciste vis-à-vis du gaijin, l’étranger) tandis que d’autres sont tombées sur des gens adorables, avides de rencontrer et de faire partager les secrets de leur archipel.

En attendant d’aller au pays du soleil levant, et à Tokyo en particulier, je poursuis donc ma découverte à distance ; bon, ok, par le petit bout de la lorgnette et 10 ans après tout le monde puisque j’ai testé pour la première fois la semaine dernière la cuisine japonaise.
J’avais vu plusieurs fois des reportages sur cet art culinaire qu’est la confection des sushis et j’avais donc envie depuis longtemps de tester. Au moins par curiosité et pour le plaisir des yeux. Vu que je ne suis pas particulièrement fana de poisson (à part le poisson pané…c’est dire…) et que ma dernière expérience de découverte de la nourriture asiatique – pratiquée à Chinatown à New York à l’automne – avait vu arriver dans mon assiette le contraire ou presque de ce que je pensais avoir commandé (malgré tout, l’expérience avait été très sympa et pour le coup dépaysante ; ça changeait du hamburger-frites !).
A Paris les soi disant restaus à sushi ne manquent pas (près de 600 !) ; le tout était donc d’éviter de se retrouver dans l’usine, le truc branchouille crée pour suivre la mode ou l’ex-chinois reconverti qui n’aurait de japonais que le nom. Après un épluchage des recommandations-critiques des internautes sur 2-3 sites, direction la rue du Bec fin dans le 1er et le restaurant Myazaki, qui offre l’indéniable et suprême plaisir de pouvoir manger en terrasse. Pour ma part j’opte pour le menu afin de ne pas me limiter aux seuls sushis et dérivés, en choisissant un sashimi de thon rouge comme poisson. Au final, une découverte culinaire agréable (bon l’extase ce sera pour une prochaine fois ; le poisson cru ça reste quand même du poisson !), la galère à de manger avec des baguettes et un service sympathique qui ne peuvent que m’inciter à renouveler très vite l’expérience.
Sayonara !

mercredi 2 mai 2007

Le choc des titans ?

Ce soir, nous allons enfin avoir les réponses aux questions de fond, les projets vont se confronter, et de là nous pourrons faire un choix éclairé...Bon ok, j'ai pas l'air complètement convaincu quand je dis ça; en fait je doute qu'on aille si loin mais ce débat entre les 2 finalistes n'en est pas moins dénué d'intérêt. Il parait d'ailleurs qu'on s'attend à des records d'audience et j'ai l'impression que tout le monde ou presque en parle (d'ailleurs il semble que la campagne dans son ensemble a passioné les français, avec pour corollaire sans doute la hausse de la participation).

En fait, je m'attends plutôt à ce que le débat aide à dévoiler un peu plus la personnalité des candidats (mais en partie car ils sont quand même entraînés à cacher leurs défauts) plus qu'à ce qu'il ne permette une réelle discussion non démagogique projet contre projet.
Et puis, ce qui fait ces rendez vous, ce sont aussi ces petites phrases. Qui ne se souvient pas de celles de Giscard, Mitterand ou Chirac en 74, 81 et 88 (meme pour nous qui n'étions pas né ou trop jeunes à l'époque) ? Pour ce soir, c'est la une de Charlie hebdo qui résume le mieux - de mon point de vue - ce à quoi on pourrait assister.
Quant à l'influence que ce débat aura sur ma réflexion et mon choix, je pense que ce sera assez limité mais sait-on jamais. Malgré tout, je serai frustré à l'heure H de ne pouvoir le voir en direct (je bosserai).

Comment j’ai failli perdre une amie…en jouant au Monopoly !

Ces derniers mois j’ai redécouvert certains jeux auxquels je jouais il y a bien longtemps, au collège ou même avant. L’occasion de vérifier qu’à notre âge, parfois aidé par certains artifices, le jeu peut encore susciter des réactions et/ou comportements qui partent dans tous les sens et donc être l’occasion de bien s’amuser.

Ainsi, lors de mon séjour américain, avec mes amis français et étrangers, on s’est fait 2-3 soirées mémorables…autour d’une bataille corse ! Ce jeu est à priori d’un intérêt assez limité (mais il avait le mérite d’être simple donc aisément explicable et compréhensible par nos amis non-français) ; pourtant, avec un peu beaucoup d’alcool autour de la table, la partie peut très vite prendre un tournant plus déjanté. Il faut dire qu’on avait aussi la chance d’habiter à 100 m d’un magasin d’alcool ce qui permettait de n’être jamais à court de combustible…Une fois lancées, les parties ont bien du durer jusque vers 3-6h du mat’ selon les fois. Bon, il faut dire qu’on avait ajouté quelques éléments histoires de pimenter un peu le jeu, notamment un gage pour le(s) perdant(s) de chaque partie, à mi chemin entre le strip poker et le jeu de la bouteille (je vous fais pas de dessin)…Aah, nos années collège…bien sûr, on a fait quelques photos, histoire d’avoir des souvenirs…

Dimanche, je rejoins une copine et un copain pour une fin d’après midi – soirée jeu. On se fait quelques parties de tarot et d’un autre jeu, nouveau pour moi, dont j’ai oublié le nom. Tout cela me paraît bien fadasse à côté des parties de poker mais il faudra m’en contenter vu que mes partenaires ne savent pas (encore) y jouer (on décide néanmoins de s’y mettre la prochaine fois). On tente également une partie de Monopoly, jeu que j’adorais quand j’étais petit mais qui m’a paru assez chiant cette fois. C’était sans compter sur mon amie qui, sans doute emportée par la passion du jeu, s’est mis à faire une sorte de caca-nerveux pour une sombre histoire de stratégie. En fait, tout s’est gâté au moment des échanges de propriétés (une fois que tous les terrains ont été achetés et qu’on peut enfin s’échanger la Rue de la paix contre les rouges, les jaunes…). Selon elle, nos stratégies respectives ont consisté à faire de l’anti-jeu - tout ça parce qu’on ne voulait pas lui filer les terrains qui l’arrangeait (le but était quand même de gagner et pas de la laisser gagner…) – privant ainsi le jeu de tout intérêt. La partie s’est poursuivie jusqu’à son terme mais sous tension (j’avais parfois du mal à me retenir de rire). Et à la fin la sanction est tombée : le pote est blacklisté à vie (!) de Monopoly avec elle ; quant à moi, je suis en sursis. Le débat aurait pu s’arrêter là mais comme on se pinçait pour y croire, on a donc tenté d’expliquer à notre amie combien sa réaction était puérile en plus d’être de mauvaise foi. En vain. Et pour ma part, dans ce genre de situation, j’ai tendance à remettre un peu le couvert sans me faire prier, quitte à jouer un peu la provocation vu que j’imagine toujours que les gens vont se rendre compte du ridicule de la situation plutôt que de se vexer…je me trompe parfois. Heureusement, on a évité le schisme ; c’eut été con quand même de se brouiller pour une partie de Monopoly ! En tout cas, cette partie, qui était bien monotone, aura finalement été assez cocasse et perso je suis pas prêt de l’oublier !

mardi 1 mai 2007

Logiques de 1er mai

(Ou tentative de méthode Coué)

Un pote : Qu’est ce que tu fais pour le 1er mai ?
Meteor : (contrarié) Rien, je bosse…
Un pote : ahh…Euh, remarque c’est plus logique, c’est la fête du travail !
Meteor : …c'est-à-dire ???
Un pote : Ben ouais, pour la fête de la musique, on fait bien de la musique ; alors pour la fête du travail, on devrait travailler…
Meteor : …* \!*+^ # !_¤


(Ou le retour à la réalité)

Meteor : […] en plus je travaille le 1er mai…
Mon père : Eh bien au moins tu seras payé double ce jour là.
Meteor : (dépité) Eh, mais je croyais que le 1er mai on était payé triple ??! Je pensais que parce que c’était la fête du travail alors on avait droit à p’tit bonus supplémentaire..
Mon père : Euh, non, là tu rêves ; faut pas en demander trop non plus.
Meteor : Pourquoi je crois encore au Père Noël ???!